Présidentielle : le débat de l’entre-deux tours se tiendra le 20 avril
Le traditionnel débat de l’entre-deux tours de la présidentielle, opposant les deux candidats encore en lice pour la magistrature suprême, se tiendra le mercredi 20 avril, à 21 heures, trois jours avant le second tour. Il sera organisé par TF1 et France 2, et diffusé sur au moins 6 chaînes.

Présidentielle : le débat de l’entre-deux tours se tiendra le 20 avril

Le traditionnel débat de l’entre-deux tours de la présidentielle, opposant les deux candidats encore en lice pour la magistrature suprême, se tiendra le mercredi 20 avril, à 21 heures, trois jours avant le second tour. Il sera organisé par TF1 et France 2, et diffusé sur au moins 6 chaînes.
Public Sénat

Par Public Sénat (avec AFP)

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Il est le temps fort de (pratiquement) toutes les campagnes présidentielles. Le débat de l'entre-deux tours entre les deux finalistes dans la course à l’Elysée aura lieu le 20 avril à 21 heures sur France 2 et TF1, ont indiqué mercredi les deux chaînes à l’AFP. En revanche, le nom des deux présentateurs/présentatrices n’a pas encore été arrêté, ont-elles précisé. Ce débat sera diffusé simultanément par les quatre chaînes d’information en continu (BFM TV, CNews, LCI et franceinfo), mais elles ne participeront pas à la soirée, a ajouté France Télévisions.

Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 10 avril et le deuxième tour le 24 avril. Le débat télévisé opposant les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle est une tradition depuis 1974. Moment fort de la campagne, il est souvent présenté comme crucial pour l’issue du scrutin.

Des petites phrases entrées dans la grande histoire

Surtout, il a souvent donné lieu à des répliques qui sont restées dans la mémoire politique française. Parmi elles, citons le « Vous n’avez pas le monopole du cœur », lancé par Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand en 1974, le « Vous êtes l’homme du passif » adressé par ce dernier au premier sept ans plus tard, ou encore l’anaphore de François Hollande face à Nicolas Sarkozy en 2012, avec la formule « Moi, président… », répétée 15 fois de suite. Ce débat fut également le plus long depuis la création de l’exercice, 2 heures 50 minutes, contre seulement 1 heure et 41 minutes pour le duel de 1974.

Depuis 1974, l’élection de 2002 est la seule à s’être déroulée sans débat de l’entre-deux tours. Le président sortant Jacques Chirac avait refusé de débattre avec son adversaire d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, dont la qualification au second avait déclenché un véritable séisme politique.

2017, un moment chaotique

En 2017, près de 16,5 millions de téléspectateurs avaient regardé le débat de l’entre-deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur l’ensemble des chaînes qui le diffusaient, moins que lors des éditions de 2007 et 2012. Ce débat est généralement décrit comme le plus houleux de l’histoire de la présidentielle sous la Ve République, les candidats se coupant la parole à de très nombreuses reprises, tenant rarement compte des remarques et relances des deux journalistes présents en plateau pour encadrer l’échange, Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq.

À l’issue de cette confrontation, Marine Le Pen a été largement critiquée, jusqu’au sein de sa famille politique, pour l’agressivité dont elle a fait montre, mais aussi pour ses approximations, sur les questions économiques notamment. Une formule en particulier est restée après ce débat, « la poudre de perlimpinpin », utilisée par le candidat Macron pour fustiger la promesse de son adversaire d’expulser les fichés S et de rétablir les frontières nationales.

Pour la confrontation du 20 avril prochain, les derniers sondages, qui donnent largement en tête du premier tour le président sortant (28 %), suivi de la députée du Pas-de-Calais (21 %), laissent entrevoir un casting similaire à celui de 2017.

>> Lire aussi : Macron - Le Pen : un match plus serré qu’annoncé

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le