Présidentielle: « le temps n’est plus aux états d’âme », selon Woerth
Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa...

Présidentielle: « le temps n’est plus aux états d’âme », selon Woerth

Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa candidature à l'Elysée même en cas de mise en examen, soulignant que "le temps n'est plus aux états d'âme".

"Quand il avait dit que s’il était mis en examen il ne serait pas candidat, j’avais considéré que ce n’était pas forcément une très bonne idée parce que quand on est mis en examen, on reste innocent", a déclaré Eric Woerth sur RTL. "C’est un principe même du droit français et chaque personne qui l’a vécu peut le comprendre", a ajouté l'ex ministre du Budget qui a lui-même bénéficié d'une relaxe au procès Bettencourt et d'un non-lieu dans un dossier concernant l'affaire de l'hippodrome de Compiègne.

Après que le parquet a écarté jeudi "en l'état" un classement sans suite de l'enquête sur le "Penelopegate", François Fillon a indiqué s’en remettre "au seul jugement du suffrage universel", renonçant à son engagement, pris devant les Français au début de l’affaire, à se retirer de la course à la présidentielle en cas de mise en examen.

"Il pensait et il pense toujours qu’il n’a rien à se reprocher dans ce dossier, qu’il n’a rien fait d’illégal", a expliqué Eric Woerth. "Aujourd’hui les choses sont différentes, le calendrier est extrêmement serré, l’élection présidentielle est quasiment dans deux mois et donc le temps n’est plus aux états d’âme", a-t-il ajouté.

Selon le député LR de l'Oise, François Fillon "s’adapte aux circonstances et il en a le droit". "On ne va pas laisser dépiauter notre candidat", a-t-il plaidé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Présidentielle: « le temps n’est plus aux états d’âme », selon Woerth
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le