Présidentielle: « le temps n’est plus aux états d’âme », selon Woerth
Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa...

Présidentielle: « le temps n’est plus aux états d’âme », selon Woerth

Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon, a défendu lundi la décision de François Fillon d'aller jusqu'au bout de sa candidature à l'Elysée même en cas de mise en examen, soulignant que "le temps n'est plus aux états d'âme".

"Quand il avait dit que s’il était mis en examen il ne serait pas candidat, j’avais considéré que ce n’était pas forcément une très bonne idée parce que quand on est mis en examen, on reste innocent", a déclaré Eric Woerth sur RTL. "C’est un principe même du droit français et chaque personne qui l’a vécu peut le comprendre", a ajouté l'ex ministre du Budget qui a lui-même bénéficié d'une relaxe au procès Bettencourt et d'un non-lieu dans un dossier concernant l'affaire de l'hippodrome de Compiègne.

Après que le parquet a écarté jeudi "en l'état" un classement sans suite de l'enquête sur le "Penelopegate", François Fillon a indiqué s’en remettre "au seul jugement du suffrage universel", renonçant à son engagement, pris devant les Français au début de l’affaire, à se retirer de la course à la présidentielle en cas de mise en examen.

"Il pensait et il pense toujours qu’il n’a rien à se reprocher dans ce dossier, qu’il n’a rien fait d’illégal", a expliqué Eric Woerth. "Aujourd’hui les choses sont différentes, le calendrier est extrêmement serré, l’élection présidentielle est quasiment dans deux mois et donc le temps n’est plus aux états d’âme", a-t-il ajouté.

Selon le député LR de l'Oise, François Fillon "s’adapte aux circonstances et il en a le droit". "On ne va pas laisser dépiauter notre candidat", a-t-il plaidé.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le