L'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage et le député européen Jean-Marie Cavada ont rallié Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle, a annoncé jeudi à l'AFP Mme Lepage, confirmant une information du Point.
Ces soutiens "s'effectuent dans le cadre du Collectif de la société civile" qui regroupe Cap21, le mouvement de Mme Lepage, Génération citoyens, dirigé par M. Cavada, mais aussi le Comité Bastille de l'économiste André Teissier du Cros et La Transition du communicant Claude Posternak et du chef d'entreprise Xavier Alberti, a précisé Mme Lepage.
"Ce qui nous a plu c'est le positionnement politique d'Emmanuel Macron, au-delà de la droite et la gauche, sa volonté de travailler sur la société civile, notamment sur la question de la transition énergétique", a ajouté Mme Lepage, ministre entre 1995 et 1997 dans le gouvernement d'Alain Juppé.
Jean-Marie Cavada le 6 janvier 2015 à Paris
AFP/Archives
"Emmanuel Macron est très ouvert, ce n'est pas quelqu'un d'obtus, il réfléchit, écoute, cherche à comprendre. On espère lui apporter du fond sur les questions écologistes notamment", a souligné l'ancienne députée européenne, qui avait aussi été l'une des initiatrices de "La Primaire des Français", restée au point mort.
M. Macron, qui bénéficie ces derniers jours de sondages favorables, a enregistré mercredi le renfort remarqué de l'économiste Jean Pisani-Ferry et de la journaliste Laurence Haïm.
Chez les parlementaires, le député (PS) de l'Yonne Jean-Yves Caullet a également décidé jeudi de soutenir M. Macron, en constatant notamment "l’absence de dynamique suffisante de la primaire" organisée par le PS.
Jean-Marie Cavada le 6 janvier 2015 à Paris
AFP
Et plus tôt cette semaine, le député (divers gauche) de Haute-Corse Paul Giacobbi a aussi décidé d'apporter son "parrainage" à l'ancien ministre de l'Economie.
Le premier tour des élections municipales de 2026 confirme une tendance désormais bien installée dans la vie politique française : un niveau d’abstention relativement élevé. Selon les projections d’Ipsos-BVA, celle-ci atteindrait 44 % à 20 heures, soit un peu moins qu’en 2020 mais toujours à un niveau important. Qui n’est pas allé voter ? Sociologie des abstentionnistes.
89 % des personnes proches de LFI sont favorables à des alliances ou fusions avec le PS au second tour, contre 36 % chez les proches du PS. A droite, 64 % des personnes proches des LR sont favorables à des fusions RN/LR, mais ils sont aussi à 69 % favorables à des fusions avec Renaissance ou Horizons. Chez les personnes proches du RN, 78 % se disent favorables aux fusions de listes RN/LR, selon notre sondage Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
D’après un sondage Ipsos BVA, les abstentionnistes qui n’ont pas voté aux élections municipales mettent peu en avant un désintérêt global pour la politique. Ils expliquent davantage leur abstention par la conviction que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne ou que les résultats sont connus d’avance.
Malgré une participation moins importante que prévu, les Français semblent encore intéressés par les élections municipales, d’après un sondage Ipsos BVA. La perception du scrutin varie selon la taille des communes, mais aussi selon les proximités partisanes des électeurs, avec des sympathisants de LFI et du RN qui ont une vision beaucoup plus nationale du scrutin.