Présidentielle: les candidats à s’engagent à augmenter le budget de la justice
Six des principaux candidats à la présidentielle s'engagent en cas de victoire à augmenter le budget de la justice dans leurs...

Présidentielle: les candidats à s’engagent à augmenter le budget de la justice

Six des principaux candidats à la présidentielle s'engagent en cas de victoire à augmenter le budget de la justice dans leurs...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Six des principaux candidats à la présidentielle s'engagent en cas de victoire à augmenter le budget de la justice dans leurs réponses à un questionnaire que leur a fait parvenir les avocats du Conseil national des barreaux (CNB)

Benoit Hamon (PS), François Fillon (LR), Emmanuel Macron (En Marche!), Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ont répondu à ce questionnaire du CNB fondé notamment sur la consultation des 65.000 avocats de France.

Parmi les 16 autres thèmes évoqués figurent l'aide juridictionnelle, les actions de groupe, la carte judiciaire, l'accès à la justice, le secret professionnel ou l'état d'urgence.

Mais les réponses à la question centrale du budget de la Justice étaient particulièrement attendues alors que la paupérisation des juridictions françaises est pointée du doigt par les magistrats et avocats, le CNB rappelant que la France consacre à sa justice l'un des budgets les plus faibles par habitant de l'Union européenne.

"Avec 8 milliards d'euros dont plus de la moitié dédiée aux services pénitentiaires, le budget de la justice se situe dans la moyenne basse des pays européens", admet François Fillon qui propose de renforcer les moyens humains de 300 postes et le budget de fonctionnement d'1,5 milliard d'euros d'ici la fin du quinquennat.

Emmanuel Macron entend lui faire voter au Parlement dès l'automne 2017 une loi de programmation quinquennale des finances publiques, fixant les moyens financiers par grande politique publique sur la durée du mandat. "Cela apportera à la justice une visibilité sur cinq ans", explique le patron "d'En marche !" sans néanmoins avancer de chiffre précis.

Jean-Luc Mélenchon prévoit aussi une loi de programmation, mais pluriannuelle, fixant l'objectif d'une nette augmentation du budget en cinq ans ( + 2,5 milliards d'euros ajoutés aux 6,9 milliards du budget prévu en 2017) pour parvenir en 2022 au niveau des principaux pays européens.

Pour Benoît Hamon, "il faudra poursuivre l'effort engagé sur la dernière législature pour rattraper le niveau budgétaire consacré à la justice par les grands pays européens".

Marine Le Pen propose elle d'augmenter le nombre de postes de magistrats, de rattacher l'administration pénitentiaire au ministère de l'Intérieur et de recentrer la justice sur le rendu des décisions et l'application de la loi quand Nicolas Dupont-Aignan compte augmenter le budget de la justice et de la sécurité de 5 milliards d'euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: les candidats à s’engagent à augmenter le budget de la justice
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Présidentielle: les candidats à s’engagent à augmenter le budget de la justice
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le