Les cinq "petits" candidats à la présidentielle française bataillent pour tenter de jouer les trouble-fête au soir du 1er tour et tentent par tous les moyens de faire entendre leur voix singulière, parfois déroutante ou décalée.
Les sondages ne leur accordent qu'une poignée de suffrages - au total à peine 5% des intentions de vote - mais ils défendent leur place dans la course à l'Elysée, fort des 500 signatures qu'ils ont réussi à compiler, parfois dans la douleur.
"Dire qu'il y a des petits et des grands candidats, c'est dire qu'il y a des candidats plus ou moins légitimes", regrette Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, le mieux servi par les enquêtes d'opinion, avec 2% d'intentions de vote.
Ouvrier chez Ford, il a marqué les esprits lors du seul débat télévisé entre les onze candidats, par son allure décontractée et surtout ses attaques directes sur les démêlés judiciaires de la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen et du conservateur François Fillon, tous deux ciblés par des enquêtes sur des emplois fictifs.
Ces sorties, en décalage avec le ton habituellement plus policé de ces émissions, ont souvent été saluées comme un vent de franchise opportun, sur les réseaux sociaux et dans la presse, à l'instar du New York Times qui se réjouissait de voir un mécanicien faire "éclater la bulle de l'élite politique française".
Cette capacité à troubler le jeu d'une campagne où seuls les grands auraient la parole, c'est justement ce qui fonde la candidature des "petits", explique l'un d'entre eux, Jacques Cheminade, 75 ans, doyen des candidats qui mène sa troisième campagne présidentielle mais reste en-dessous du 1% d'intentions de vote.
Les petits "enrichissent la République avec leur +bol d'oxygène+", soutient-il. "C'est très important de donner cette respiration", surtout dans une campagne "délétère" marquée par les affaires, insiste-t-il.
Ancien berger devenu un député habitué aux coups d'éclat, Jean Lassalle, 62 ans, entend aussi incarner cette bouffée d'air, quitte parfois à récolter sourires et railleries.
- 'Prophète du bonheur' -
Lors du débat des 11 candidats, c'est son nom qui a été le plus recherché sur internet, selon Google trends. Sa voix rocailleuse et ses interventions très lentes, toujours introduites par un "Mes chers compatriotes" au parfum suranné, ont étonné. Sans doute autant que la propension impressionnante d'un autre nouveau venu, François Asselineau, à énumérer les articles de la Constitution française ou des traités européens.
Inconnu du grand public il y a peu, ce dernier, ancien haut fonctionnaire de 59 ans, déroute par ses accusations contre les services secrets américains, qui lui ont valu l'étiquette de complotiste.
Ce qualificatif, c'est "la tarte à la crème pour empêcher toute pensée", s'énerve le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR).
"Un postulant à la présidence de la République ne peut prétendre que nous vivons dans un monde de Bisounours et que l'action de la CIA, c'est comme le nuage de Tchernobyl, ça s'arrête aux frontières de l'Hexagone", se défend-il.
"Insignifiants", "folkloriques", "farfelus" ? Les intéressés n'ont cure de ces jugements et pour certains, peu importe même le résultat final: "je pense inspirer et ça c'est plus intéressant que tout le reste", dit M. Cheminade.
L'essentiel des programmes des candidats les moins hauts dans les sondages
AFP/Archives
Cet ancien énarque, depuis longtemps raillé pour ses projets de colonisation spatiale ou ses autoportraits flatteurs, se voit avant tout comme un "éclaireur", un "prophète du bonheur". Il veut mettre fin à l'"occupation financière de la France" qui "nous empêche de développer nos capacités créatrices".
Pour Philippe Poutou, comme pour l'autre candidate trotskiste, Nathalie Arthaud qui souhaite avant tout "renverser cette société, dominée par le pouvoir de l'argent", la présidentielle est avant tout un moyen d'exprimer et de faire progresser ses idées.
Jean Lassalle, lui, a "la certitude" qu'il sera le prochain président tandis que François Asselineau, le candidat du "Frexit" qui souhaite une sortie immédiate de l'Union européenne et de l'Otan, est sûr d'une chose: "je ne ferai pas les scores ridicules qui me sont attribués".
La journée de manifestation du 6 octobre a fait le tour des médias internationaux. Entre des inquiétudes sur la situation financière et budgétaire de la France et une véritable attention aux revendications des lycéens, la presse internationale offre un regard particulier sur la mobilisation de la jeunesse.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».