Emmanuel Macron, en progression de trois points sur une semaine, creuse l'écart avec François Fillon et arriverait deuxième derrière Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage Opinionway publié mardi.
Le candidat du mouvement En Marche!, en hausse dans les intentions de vote depuis qu'il a reçu, le 22 février, le soutien du centriste François Bayrou, obtient à présent 24% d'intentions de vote, selon cette enquête quotidienne réalisée pour Les Echos, Radio Classique et Orpi.
La candidate d'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen à Paris, le 28 février 2017
AFP
Deux points séparent Emmanuel Macron de la candidate du Front national Marine Le Pen, stable à 26% d'intentions de vote. Stable lui aussi, le candidat de la droite François Fillon est crédité de 21% et ne franchit donc pas la barre du premier tour.
Derrière le trio de tête, le candidat socialiste Benoît Hamon, désormais soutenu par l'écologiste Yannick Jadot qui a retiré sa candidature, est stable à 15%, tout comme celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à 11%.
Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, perd un point à 3%, tandis que le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou, et celle de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud, n'atteignent pas 1%.
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait sur Marine Le Pen avec 61% des voix contre 39%.
L'emploi (58%) et la protection sociale (47%) à égalité avec le pouvoir d'achat, sont les enjeux qui compteraient le plus pour les personnes interrogées au moment de voter, devant la sécurité (39%), la lutte contre le terrorisme et l'immigration (37%).
80% des personnes interrogées jugent par ailleurs la campagne électorale de "mauvaise qualité" et 20% de "bonne qualité".
Enquête réalisée en ligne du 25 au 27 février auprès de 1.624 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,1 point à 2,5 points.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Alors que le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes va reprendre son examen devant le Parlement, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’une escroquerie pour des soins indus facturés auprès de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), pour un montant de 58 millions d’euros.
Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.