Pas d’évolution chez les Républicains. Après une réunion à la présidence de la République, qui a réuni tous les principaux partis (à l’exception du RN et de LFI), Laurent Wauquiez maintient ses conditions pour un futur gouvernement, avec une ligne rouge : « pas la France insoumise, pas le programme du NFP, qui est un programme de régulation de l’immigration, un programme d’augmentation des impôts, et un programme de laxisme sur les questions de sécurité ». À l’issue de près de trois heures d’échanges avec les autres forces, le président du groupe La Droite républicaine à l’Assemblée nationale « espère qu’il peut y avoir un accord pour au moins ne pas faire tomber un gouvernement ». Pour autant, le député et ses troupes excluent un accord de gouvernement avec la gauche. « Nous ne croyons pas à la possibilité de discuter un contrat de gouvernement avec des gens qui ne partagent pas la même vision de ce qu’il faut faire pour la France ». Pour la députée LR Michèle Tabarot, la discussion programmatique ne pourra venir qu’après la désignation du Premier ministre par le président de la République. « C’est à ce moment que nous échangerons au niveau des sujets qui sont chers pour nos électeurs et pour les Français. » « C’est l’esprit de nos institutions », insiste le président du groupe LR au Sénat, Mathieu Darnaud.
Présidentielle: Macron devance Le Pen, Fillon progresse
Par Public Sénat
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Emmanuel Macron arriverait en tête au premier tour de l'élection présidentielle et devancerait d'un point Marine Le Pen, en petite baisse, puis François Fillon, qui progresse, selon un sondage Elabe publié jeudi.
A dix jours du vote, cette enquête réalisée pour Les Echos et Radio Classique suggère un resserrement de l'écart entre les quatre premiers candidats, cinq points séparant l'ex-ministre de l’Économie, crédité de 23,5% d'intentions de vote (+0,5 point), du quatrième, Jean-Luc Mélenchon, qui gagne 1,5 point à 18,5%.
La présidente du Front national, qui mène le classement dans la plupart des enquêtes d'opinion depuis plusieurs mois, perd un demi-point par rapport au précédent sondage de cet institut publié mardi et se situe à 22,5% d'intentions de vote.
Le candidat de la droite François Fillon, qui semble retrouver des couleurs malgré sa mise en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, arriverait troisième à 20% (+1), restant donc exclu du second tour.
Loin derrière les quatre premiers, le socialiste Benoît Hamon reculerait à 9% (-1).
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan perd un point à 3%, devant le trotskyste Philippe Poutou à 2%. Le centriste Jean Lassalle, la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud et François Asselineau obtiennent 0,5% chacun tandis que Jacques Cheminade n'atteint pas ce seuil.
7% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote au premier tour.
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait toujours nettement avec 65% (+1) des voix, face à Marine Le Pen à 35% (-1). 19% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote.
63% des personnes interrogées se disent certaines d'aller voter le 23 avril, un pourcentage qui reste assez stable depuis la fin janvier (61%) alors que l'abstention s'annonce élevée, tout comme le niveau d'indécision des électeurs.
70% des électeurs se disent à présent sûrs de leur choix. C'est le cas de 89% (+6) de ceux de Marine Le Pen, de 71% (-6) de ceux de François Fillon, de 68% (-5) de ceux d'Emmanuel Macron.
Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le taux est de 63% (-2). Il est de 56% chez ceux de Benoît Hamon, en hausse de deux points.
Enquête réalisée en ligne les 11 et 12 avril auprès de 1.010 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,5 à 3,5 points.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.