Présidentielle : Macron, qui ne renonce pas à la réforme constitutionnelle promise en 2017, veut un exécutif et un Parlement « forts »
Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’en cas de réélection, il mettrait en place « une commission transpartisane pour rénover nos institutions », et tenter ainsi de faire aboutir la réforme constitutionnelle qu’il avait promise en 2017, et qui n’a pu voir le jour faute d’accord avec le Sénat.

Présidentielle : Macron, qui ne renonce pas à la réforme constitutionnelle promise en 2017, veut un exécutif et un Parlement « forts »

Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’en cas de réélection, il mettrait en place « une commission transpartisane pour rénover nos institutions », et tenter ainsi de faire aboutir la réforme constitutionnelle qu’il avait promise en 2017, et qui n’a pu voir le jour faute d’accord avec le Sénat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Changement de quinquennat, changement de braquet ? À l’occasion de la présentation de son programme présidentiel, Emmanuel Macron, candidat à sa propre réélection, a redit son attachement à la réforme constitutionnelle qu’il avait promise en 2017, mais qu’il n’a pas pu mener à son terme, faute d’accord entre les deux chambres du Parlement. En cas de réélection, le chef de l’Etat entend bien remettre ce sujet sur la table, mais en changeant de méthode cette fois.

« Je n’ai pas réussi à porter la réforme des institutions de notre Constitution que je défendais parce qu’il n’y a pas eu d’accord politique », a admis Emmanuel Macron, qui s’exprimait ce jeudi 17 mars depuis les docks de Paris à Aubervilliers. « Je n’ai pas changé de conviction à cet égard. Si les Françaises et les Français me font confiance, je lancerais une commission transpartisane pour rénover nos institutions, parce que je pense qu’elles en ont besoin », a-t-il expliqué.

« Je continue d’être favorable, à titre personnel, à plus de proportionnalité »

« Je suis attaché à l’efficacité de nos institutions, je pense qu’il faut des femmes et des hommes qui puissent décider, et prendre les responsabilités. Je suis donc pour un exécutif fort », a-t-il déclaré. « Je suis aussi pour un Parlement fort qui puisse encore renforcer ses missions de contrôle », a-t-il ajouté. « Notre démocratie a besoin de clarifier les thèmes et les règles de la responsabilité politique en démocratie. »

« Nous avons aussi besoin d’améliorer la représentativité », a encore indiqué Emmanuel Macron. « Je continue d’être favorable, à titre personnel, à plus de proportionnalité ». Pour mémoire, la réforme avortée proposait l’instauration d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale, la réduction du nombre de députés et de sénateurs, le non-cumul des mandats dans le temps, la suppression de la Cour de Justice de la République, ou encore – sujet particulièrement d’actualité – l’inscription de la Corse dans la Constitution. Sur ce dernier sujet, Emmanuel Macron n’a pas hésité à renvoyer la responsabilité du désaccord sur le Sénat. « Interrogez la majorité sénatoriale et son Président. C’est eux qui ont bloqué », a lâché le candidat… Mais s’il veut réformer la Constitution, en cas de réélection, Emmanuel Macron n’aura pas d’autre choix que de s’entendre avec le Sénat.

» Lire notre feuilleton :

- Réforme constitutionnelle (1/2) : récit d’un poker menteur qui a opposé Macron à Larcher

- Réforme constitutionnelle (2/2) : tu veux ou tu veux pas ?

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Présidentielle : Macron, qui ne renonce pas à la réforme constitutionnelle promise en 2017, veut un exécutif et un Parlement « forts »
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Présidentielle : Macron, qui ne renonce pas à la réforme constitutionnelle promise en 2017, veut un exécutif et un Parlement « forts »
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le

Présidentielle : Macron, qui ne renonce pas à la réforme constitutionnelle promise en 2017, veut un exécutif et un Parlement « forts »
2min

Politique

Violences sexuelles : « Nous avons besoin de changements absolument majeurs » dans le périscolaire à Paris, demande Ian Brossat

Alors que le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire a fait du périscolaire « une priorité absolue de son début de mandat », le sénateur et co-président du groupe communiste au Conseil de Paris, Ian Brossat a reconnu des failles dans la prise en charge des signalements. « C’est la raison pour laquelle des changements sont indispensables », a-t-il déclaré.

Le