Présidentielle: Macron se défend de pratiquer un « grand écart »
Emmanuel Macron s'est défendu vendredi de pratiquer un "grand écart" dans sa campagne présidentielle, se jugeant en mesure "de...

Présidentielle: Macron se défend de pratiquer un « grand écart »

Emmanuel Macron s'est défendu vendredi de pratiquer un "grand écart" dans sa campagne présidentielle, se jugeant en mesure "de...
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Emmanuel Macron s'est défendu vendredi de pratiquer un "grand écart" dans sa campagne présidentielle, se jugeant en mesure "de parler à tout le monde" même s'il reconnaît "avoir pu blesser" avec ses propos sur la colonisation.

En déplacement à Carprentras (Vaucluse), le candidat d'En Marche! a été interrogé par la presse sur ses positions semblant parfois contradictoires sur certains sujets, par exemple quand il dit que les opposants au mariage homosexuel ont été "humiliés" durant le quinquennat mais qu'il se déclare favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes en couple.

"Ce n'est pas un grand écart de vouloir donner une place à chacun, c’est justement penser la place qu’a chacun dans cette société", s'est-il défendu.

"La société française est faite de beaucoup de grands écarts et donc il faut parler à tout le monde", a dit M. Macron. Un pays, "on le préside en parlant à toutes et tous, en portant ses opinions, mais en sachant les réconcilier", a-t-il affirmé.

Alors que sa campagne voulant réconcilier gauche et droite a été marquée par des propos polémiques sur la colonisation ou le mariage homosexuel, M. Macron a dit "assumer pleinement aujourd’hui de vouloir, sur des sujets où la société française s’est divisée, essayer de reposer dans sa complexité le débat".

"Je veux avoir le luxe de pouvoir m’expliquer. Et on n’est pas compris quand les gens sortent un bout de phrase de son contexte et l’envoient au visage des autres. Cette société de l’instantané où on fait tourner un bout de phrase hors de son contexte, cette société qui décontextualise tout, elle rend les débats impossibles. Et donc elle crée du clivage dans notre société", a-t-il déclaré.

"Force est de constater que je ne dis pas à chacun ce qu’il a envie d’entendre, sinon il n’y aurait pas de polémique. Je dis simplement la même chose, et j’ai un discours de respect avec chacun. Mais je dis les vérités, y compris celles qui ne font pas plaisir à certaines ou certains. Et je dis les choses en profondeur, y compris quand on décidait de ne plus les dire", a-t-il affirmé.

Quand des pieds-noirs sont venus à Carpentras critiquer ses propos sur la colonisation +crime contre l'humanité+, "j’ai été au contact d’eux, reconnaissant que j’avais pu les blesser. Mais reconnaissant aussi mon droit de tenir un discours de vérité historique".

"Nous pouvons aujourd’hui, dans une société démocratique adulte, avoir cette exigence", a-t-il plaidé.

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