Marine Le Pen, disposant des 500 parrainages nécessaires pour être candidate à la présidentielle, a annoncé mardi avoir parrainé Henri Guaino (LR), tandis que Louis Aliot appelait à le parrainer ainsi que le candidat du NPA Philippe Poutou, ce que ce dernier a rejeté.
La patronne du FN a annoncé sur son blog parrainer l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy "dans un souci de pluralisme politique", et parce qu'"avec la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle, la sensibilité patriote d’Henri Guaino, a été définitivement enterrée au sein de LR."
Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Mme Le Pen, avait lancé auparavant un appel à parrainer les candidats du NPA Philippe Poutou et LR (hors primaire) Henri Guaino pour qu'ils puissent réunir les 500 signatures nécessaires à une candidature présidentielle.
"Il y a des petits candidats aujourd'hui et qui sont tout à fait représentatifs", a déclaré M. Aliot sur BFMTV/RMC. "Comme M. Poutou, qu'on le veuille ou non, qui représente un pan dans l'opinion française", a ajouté ce député européen.
"S'il y a des maires aujourd’hui qui ont envie de le faire, je les incite à le faire", a poursuivi ce vice-président du Front national, citant également le député LR Henri Guaino comme un candidat qui "mériterait d'être candidat à l'élection présidentielle".
"Personne ne s'émeut des pressions qui sont faites par le PS et Les Républicains, sur les petits maires ruraux et ça c'est inadmissible", selon M. Aliot.
Le candidat du NPA a riposté sur son compte Twitter: "Il y a des soutiens dont on se passerait bien et même que nous refusons. C'est le cas de l'appel aux maires de Aliot (FN) à nous parrainer".
Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, le 10 mars 2017 à Montreuil au siège du Nouveau parti anticapitaliste
AFP
M. Poutou disposait vendredi de 245 parrainages validés, selon le Conseil constitutionnel. M. Guaino disposait à la même date de 12 signatures validées par le Conseil.
En septembre, les vice-présidents du FN Florian Philippot et Louis Aliot avaient déjà lancé l'idée de parrainer le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, "s'il en a besoin". Ce dernier avait dénoncé un "bobard" repris selon lui par des médias sans mise en perspective, déplorant que cela permette de "reprendre pour la énième fois la thèse de la +porosité+ de nos électorats alors que la preuve du contraire a été donnée cent fois".
Et "le Front national a-t-il tant d’élus qu’il puisse les inviter à signer pour d’autres que pour Marine Le Pen? Non, bien sûr", avait ajouté ce candidat sur sa page Facebook.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».