Présidentielle : quel serait le score du second tour en prenant en compte les votes blancs et nuls ?
Par rapport à 2017, le pourcentage de votes blancs et nuls est plus faible. Si ces bulletins sont bien pris en compte dans les votants, ils sont comptabilisés en dehors des suffrages exprimés. Quels seraient les résultats du second tour si les votes blancs étaient reconnus ?

Présidentielle : quel serait le score du second tour en prenant en compte les votes blancs et nuls ?

Par rapport à 2017, le pourcentage de votes blancs et nuls est plus faible. Si ces bulletins sont bien pris en compte dans les votants, ils sont comptabilisés en dehors des suffrages exprimés. Quels seraient les résultats du second tour si les votes blancs étaient reconnus ?
Simon Barbarit

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Prendre en compte les votes blancs est un débat ancien qui resurgit à chaque élection. Au Sénat, ces 15 dernières années plusieurs propositions de loi visant à reconnaître le vote blanc aux élections ont été déposées.

Toutefois, en ce qui concerne l’élection présidentielle, une prise en compte des votes blancs et nuls nécessiterait une révision de la Constitution car son article 7 précise que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés ».

Dimanche 24 avril, au second tour de l’élection présidentielle, sur 48 752 500 électeurs inscrits, 13 656 109 se sont abstenus (28,01 %), un record depuis 1969.

Mais parmi les 35 096 391 votants, 2 228 044 ont voté blancs (4,57 %) et 790 946 ont voté nuls (1,62 %). Indique le ministère de l’Intérieur.

>> Lire notre article. Présidentielle 2022 : la carte interactive de tous les résultats

Si les bulletins blancs avaient été intégrés au pourcentage des suffrages exprimés, Emmanuel Macron n’aurait pas été élu avec 58,5 % des voix, mais avec 54,7 % des voix de l’ensemble des votants. C’est-à-dire des Français qui se sont déplacés aux urnes. Marine Le Pen passerait, elle, de 41,46 à 38,8 % des voix.

Plus révélateur, en intégrant le taux d’abstention, 28 %, Emmanuel Macron est réélu avec 38,2 %, Marine Le Pen ferme la marche avec 27,3 %.

Si l’on compare avec le duel qui a opposé les deux candidats il y a cinq ans. L’abstention était plus faible (25,4 %), mais les votes blancs (6,35 %) et nuls (2,24 %) étaient plus hauts. Avec les votes blancs intégrés aux suffrages exprimés, Emmanuel Macron est vainqueur avec 60,3 % (contre 66,1 %). Marine Le Pen passe de 33,9 % à 30,9 %.

En prenant en compte l’abstention, Emmanuel Macron rassemblait tout de même 43,6 % des inscrits contre 22,4 % pour Marine Le Pen.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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