Présidentielle: un premier parrainage pour Alain Juppé
Le maire de Bordeaux Alain Juppé a recueilli un premier parrainage d'élu pour l'élection présidentielle, selon une liste publiée...

Présidentielle: un premier parrainage pour Alain Juppé

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a recueilli un premier parrainage d'élu pour l'élection présidentielle, selon une liste publiée...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a recueilli un premier parrainage d'élu pour l'élection présidentielle, selon une liste publiée vendredi par le Conseil constitutionnel, alors que ses partisans mènent l'offensive pour qu'il se présente à la place de François Fillon.

3.155 parrainages au total avaient été validés vendredi, dont 1.155 pour le candidat de la droite François Fillon qui a été le premier à franchir, dès le 1er mars, la barre des 500 signatures obligatoires.

Les partisans d'Alain Juppé, battu par François Fillon à la primaire de la droite et du centre, sont passés à l'offensive depuis que l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi sa convocation pour le 15 mars devant des juges d'instruction, en vue d'une possible mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants.

Alors que les défections se multiplient parmi les soutiens de François Fillon, plusieurs élus ont déjà annoncé qu'ils donneraient leur signature à Alain Juppé, même si celui-ci n'est pour l'heure pas candidat à la présidentielle. Pour le devenir, il devrait se déclarer par écrit auprès du Conseil constitutionnel et produire une déclaration de patrimoine.

Le maire de Bordeaux ne se "défilera pas", à deux conditions: si "François Fillon se retire de lui-même" et s'il obtient un soutien "unanime" de son parti, a indiqué vendredi son entourage à l'AFP.

Le premier parrainage officiellement validé est celui de Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire. "Il est probable qu'il y en ait davantage au prochain décompte" qui sera publié mardi prochain, a souligné vendredi une source au Conseil constitutionnel.

Aux termes d'une loi d'avril 2016, le Conseil constitutionnel rend en effet publics pour la première fois, à raison de deux listes par semaine, les noms des élus acceptant de parrainer des candidats, et ce durant la période de recueil des parrainages qui s'est ouverte le 24 février et s'achèvera le 17 mars à 18 heures.

C'est à l'issue de cette période de trois semaines, probablement les 20 ou 21 mars, que le Conseil constitutionnel publiera la liste définitive des candidats à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai.

A ce stade, 33 candidats ont déjà reçu des parrainages, dont une dizaine devraient rester en lice au final. Seul François Fillon a déjà dépassé la barre des 500 signatures. Le candidat du mouvement En Marche! Emmanuel Macron en a obtenu 464, le socialiste Benoît Hamon 334, le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon 136, la présidente du Front national Marine Le Pen 84.

La candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud totalisait vendredi 314 parrainages et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan 205. Jacques Cheminade, un "petit candidat" déjà présent en 1995 (0,28%) et 2012 (0,25%), avait obtenu 163 signatures.

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou pouvait compter sur 36 signatures déjà validées. Son parti s'est cependant "étonné" qu'un seul parrainage soit parvenu au Conseil constitutionnel entre mercredi et vendredi.

Le parti a dénoncé dans un communiqué "l'absurdité de cette loi, faite pour empêcher les partis qui ne sont pas installés dans les institutions de se présenter, tout en permettant à un Fillon ou un Juppé d'hésiter jusqu'au dernier moment".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture
5min

Politique

Accord du Mercosur : aubaine ou menace ?

Le 18 décembre, lors du Conseil européen à Bruxelles, les 27 devraient donner leur feu vert à l’accord commercial avec les pays du Mercosur. Prise en étau entre les droits de douanes américains et la Chine, l’Union européenne cherche de nouveaux débouchés pour son industrie et son agriculture. Mais certains pays, comme la France, craignent un dumping sur les prix et les normes environnementales. Alors l’accord avec le Mercosur est-il un bon deal pour l’UE ? « Ici l’Europe » ouvre le débat, avec les eurodéputés Saskia Bricmont (Les Verts/ALE, Belgique) et Charles Goerens (Renew, Luxembourg).

Le

Présidentielle: un premier parrainage pour Alain Juppé
4min

Politique

« Il faut qu’autour des écoles, on n’ait pas de MacDo et de kebabs », déclare la sénatrice des Bouches-du-Rhône Brigitte Devésa

Le surpoids semble être la nouvelle épidémie du XXIè siècle. En France, près de la moitié de la population est concernée, constituant un véritable enjeu de santé publique. De quoi alerter le législateur qui entend renforcer les mesures de prévention et d’accompagnement sur le sujet. Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Brigitte Devésa et le nutritionniste créateur du nutri-score Serge Hercberg pour en débattre dans l’émission Et la santé ça va ?.

Le

Présidentielle: un premier parrainage pour Alain Juppé
5min

Politique

Budget de l’agriculture : le Sénat adopte des crédits en baisse, la gauche dénonce les coupes dans la transition écologique

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Sénat a adopté les crédits de la mission agriculture du budget 2026. En prenant en compte les crédits européens, les dépenses fiscales et sociales, l’enveloppe allouée à l’agriculture s’élève à 25 milliards. Toutefois les crédits sont en baisse par rapport au dernier exercice effectivement exécuté en 2024. A gauche, les sénateurs ont dénoncé les fortes coupes dans la transition écologique.

Le

Présidentielle: un premier parrainage pour Alain Juppé
2min

Politique

Dermatose des bovins : « Nous ne laisserons aucun éleveur seul », promet Annie Genevard

Alors que le Sénat examine les crédits de la mission agriculture du budget 2026, la ministre, Annie Genevard a assuré que l’Etat serait aux côtés des éleveurs de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et a réaffirmé la politique d’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés et d’une vaccination élargie.

Le