Prestations sociales: Pavageau (FO) dénonce des attaques contre les « derniers de corvée »
Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, a dénoncé lundi sur LCI des "attaques" contre les "derniers de corvée" et les "plus...

Prestations sociales: Pavageau (FO) dénonce des attaques contre les « derniers de corvée »

Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, a dénoncé lundi sur LCI des "attaques" contre les "derniers de corvée" et les "plus...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, a dénoncé lundi sur LCI des "attaques" contre les "derniers de corvée" et les "plus démunis" au lendemain d'annonces de l’exécutif touchant notamment les prestations sociales comme les retraites.

"On a une deuxième année qui démarre de façon totalement débridée (...) et qui est en fait une annonce très claire de la casse du modèle social (...) maintenant on attaque les derniers de corvée, les plus faibles et les plus démunis", a estimé M. Pavageau, après une année de "cadeaux aux premiers de cordée".

Les organisations syndicales et patronales vont rencontrer cette semaine le Premier ministre Edouard Philippe.

"Nous sommes bombardés d'attaques en permanence", a-t-il encore déploré, évoquant par exemple la dégressivité des allocations chômage pour les cadres évoquée par un député de la majorité LREM.

A cet égard, alors que l'exécutif a demandé aux partenaires sociaux de rouvrir les négociations sur l'assurance chômage, et ce malgré une loi adoptée cet été, M. Pavageau a indiqué que son syndicat allait "proposer dès aujourd'hui une dizaine de points" d'amélioration. "On verra si le gouvernement retiendra nos propositions dans la feuille de route", a-t-il dit.

Il a par ailleurs qualifié de "stupide" l'idée d'une dégressivité des allocations chômage.

Sur le gel de l'indexation des retraites, M. Pavageau s'est étonné que l'annonce ait été faite alors qu'est engagée "une grande concertation". "Voilà une mesure qui impacte l'ensemble des montants de retraite et de pension dont on a jamais entendu parler, que ce soit auprès du haut-commissaire" chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, "ou auprès du gouvernement", a-t-il regretté.

Il a calculé que cette mesure et celle de la hausse de la CSG entraînaient un manque à gagner annuel de "500 euros" pour une retraite d'un montant de 1.200 euros.

"On attaque la capacité de survie des plus démunis et des plus précaires", a-t-il insisté. "C'est la jungle: +débrouillez-vous tous seuls! Demerden Sie sich!+, mais dans la jungle tout le monde peut pas être un lion!".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le