Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des ...

Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des "propositions" en matière de prévention du harcèlement au travail, notamment pour combattre le "sexisme ordinaire", selon elle terreau de dérapages.

"Je vais saisir les partenaires sociaux, c'est-à-dire les employeurs et les organisations syndicales, pour qu'ils fassent aussi des propositions sur le sujet", a-t-elle déclaré sur France 2.

"La loi condamne précisément et sévèrement toute forme de harcèlement sexuel, toute forme de discrimination" au travail, mais la prévention, elle, doit être améliorée, et notamment "il faut former tout le management", estime Mme Pénicaud.

Elle a évoqué le "terrain" propice au harcèlement: "le sexisme ordinaire, des blagues lourdes et puis un peu plus lourdes", qui "créent tout un climat qui fait qu'un certain nombre de femmes ne se sentent pas à l'aise, --c'est pareil pour les homosexuels d'ailleurs--, et puis un jour il y en a qui dérapent".

Il y a "des biais inconscients", a-t-elle ajouté, estimant que "beaucoup d'hommes ne sont pas de mauvaise volonté mais ne se rendent pas compte que leur attitude, leur comportement, crée ce climat".

En France, comme dans d'autres pays, le scandale Weinstein a provoqué une vague de dénonciations aussi bien dans la rue que dans l'entreprise ou le monde politique.

Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, dont un volet sera la verbalisation du harcèlement de rue.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le