Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des ...

Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des "propositions" en matière de prévention du harcèlement au travail, notamment pour combattre le "sexisme ordinaire", selon elle terreau de dérapages.

"Je vais saisir les partenaires sociaux, c'est-à-dire les employeurs et les organisations syndicales, pour qu'ils fassent aussi des propositions sur le sujet", a-t-elle déclaré sur France 2.

"La loi condamne précisément et sévèrement toute forme de harcèlement sexuel, toute forme de discrimination" au travail, mais la prévention, elle, doit être améliorée, et notamment "il faut former tout le management", estime Mme Pénicaud.

Elle a évoqué le "terrain" propice au harcèlement: "le sexisme ordinaire, des blagues lourdes et puis un peu plus lourdes", qui "créent tout un climat qui fait qu'un certain nombre de femmes ne se sentent pas à l'aise, --c'est pareil pour les homosexuels d'ailleurs--, et puis un jour il y en a qui dérapent".

Il y a "des biais inconscients", a-t-elle ajouté, estimant que "beaucoup d'hommes ne sont pas de mauvaise volonté mais ne se rendent pas compte que leur attitude, leur comportement, crée ce climat".

En France, comme dans d'autres pays, le scandale Weinstein a provoqué une vague de dénonciations aussi bien dans la rue que dans l'entreprise ou le monde politique.

Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, dont un volet sera la verbalisation du harcèlement de rue.

Partager cet article

Dans la même thématique

Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des « propositions » des partenaires sociaux
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le