Primaire du PS: Cazeneuve ne soutiendra aucun candidat
Bernard Cazeneuve annonce qu'il ne prendra pas parti pour un candidat lors de la primaire organisée par le PS, sa fonction de...

Primaire du PS: Cazeneuve ne soutiendra aucun candidat

Bernard Cazeneuve annonce qu'il ne prendra pas parti pour un candidat lors de la primaire organisée par le PS, sa fonction de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bernard Cazeneuve annonce qu'il ne prendra pas parti pour un candidat lors de la primaire organisée par le PS, sa fonction de Premier ministre l'obligeant à la "réserve", dans un entretien au Journal du Dimanche.

Interrogé sur le fait de savoir s'il soutiendra un candidat, ce proche de Manuel Valls, à qui il a succédé à Matignon début décembre, souligne qu'il "doit consacrer toute (son) énergie au gouvernement du pays et ne pas (se) laisser distraire".

"Je suis chef de la majorité et garant de son unité par-delà les primaires. Cela m’oblige à une certaine réserve", ajoute le chef du gouvernement qui, relancé sur cette position difficile à tenir, assure qu'il "tient toujours bon".

"La meilleure manière d’aider la gauche et notre candidat est que le gouvernement gouverne et réussisse. Chaque ministre doit donc se consacrer pleinement à sa tâche", explique-t-il en se disant persuadé que le vainqueur de la primaire de la gauche, quel qu'il soit, devra "valoriser le bilan" du quinquennat de François Hollande.

"Il me paraît tout à fait illusoire de prétendre gagner l’élection présidentielle en menant une campagne qui dénigrerait le bilan du quinquennat", insiste M. Cazeneuve en lançant à la gauche: "Nous devons être offensifs" car "le bilan du quinquennat est bon" et "il est temps d'être fiers de notre action".

Sans citer Emmanuel Macron ni Jean-Luc Mélenchon, il met en garde contre les "initiatives personnelles", soulignant que "l'Histoire jugera très durement ceux qui, par obsession de leur destin ou de leur ego, ne l'auront pas compris".

Tout en se défendant de "taper" sur quiconque, le Premier ministre entend "exprimer" ses "convictions", "sans agressivité". Et s'il "respecte" François Fillon, il juge que le projet de ce "conservateur" est "dangereux".

"François Fillon est le candidat d’une droite pour laquelle +réforme + veut dire +recul+ et +modernisation du pays+ signifie +destruction de notre modèle social+", accuse-t-il.

Quant à Marine Le Pen, "chacune de ses propositions est une impasse dissimulée derrière un mensonge". "La vision de la France portée par Marine Le Pen tourne le dos au message que le monde a appris à aimer de notre pays. Face à cette menace, j'appelle les Français à croire en eux-mêmes et à ne pas s’engager dans une aventure funeste", plaide Bernard Cazeneuve.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le