Primaire: Fillon a dépensé deux fois plus en meetings que Sarkozy
La Haute Autorité pour la primaire de la droite a publié mercredi, comme il était prévu, les comptes de campagne des sept...

Primaire: Fillon a dépensé deux fois plus en meetings que Sarkozy

La Haute Autorité pour la primaire de la droite a publié mercredi, comme il était prévu, les comptes de campagne des sept...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La Haute Autorité pour la primaire de la droite a publié mercredi, comme il était prévu, les comptes de campagne des sept candidats: François Fillon a été deux fois plus dispendieux en réunions publiques que Nicolas Sarkozy.

Pour la durée de la campagne officielle de cette compétition inédite à droite, soit du 21 septembre à fin novembre, le plafond avait été fixé à 1,5 million d'euros. Les candidats se financent au moyen de dons à leur micro-parti.

François Fillon, qui a remporté l'élection, a dépensé 1.481.796 euros dont 1.022.760 pour les seules réunions publiques, qui ont été très nombreuses au cours de sa campagne. C'est le candidat qui a le plus dépensé en la matière.

Alain Juppé, arrivé second, a lui dépensé au total un peu plus, approchant lui aussi le plafond, avec 1.488.112 euros dont 765.130,63 au titre des réunions publiques et plus de 244.000 euros en propagande téléphonique, contre 13.000 euros pour Fillon.

Nicolas Sarkozy a dépensé un peu moins, avec un total de 1.301.528 euros dont 449.229 euros de réunions publiques seulement. Beaucoup de réunions se sont tenues dans de petits gymnases ou des salles municipales.

Dans l'affaire Bygmalion qui concerne le financement de sa campagne pour la présidentielle de 2012, le parquet de Paris a demandé son renvoi en correctionnel pour le délit de financement illégal de campagne électorale.

Bruno Le Maire a lui dépensé plus de deux fois fois moins au total: 596.807 euros (dont 167.336 en réunions publiques), toujours pour la période de campagne officielle de deux mois.

Jean-Frédéric Poisson a dépensé 283.498 euros, soit plus que Nathalie Kosciusko-Morizet qui a dépensé 112.739 et Jean-François Copé 101.064.

Courant janvier la Haute Autorité pour la primaire réunira une assemblée générale pour engager une procédure de dissolution et transmettra les recettes du scrutin, entre 8 et 9 millions d'euros, à François Fillon.

Désormais candidat de la droite, son compte de campagne pour la présidentielle démarre au 1er avril 2016 et il y intégrera les dépenses de la primaire qu'il estime relever de sa campagne présidentielle.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Primaire: Fillon a dépensé deux fois plus en meetings que Sarkozy
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le