Primaire: Filoche assigne en justice Cambadélis et les organisateurs
L'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a obtenu l'assignation en justice du Parti socialiste, de son premier secrétaire...

Primaire: Filoche assigne en justice Cambadélis et les organisateurs

L'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a obtenu l'assignation en justice du Parti socialiste, de son premier secrétaire...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a obtenu l'assignation en justice du Parti socialiste, de son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis et des organisateurs de la primaire de la gauche pour contester son éviction du scrutin, a-t-il annoncé mercredi.

Une audience en référé se tiendra le 26 décembre à 10H00 au tribunal de grande instance (TGI) de Paris, selon l'assignation d'huissier diffusée par le candidat évincé du PS.

Gérard Filoche avait déjà présenté lundi un recours devant la Haute autorité des primaires citoyennes (HAPC) mais cette contestation "est restée sans réponse jusqu’à ce jour" et l'inspecteur du travail retraité s'est alors retourné vers la justice, indique l'acte d'huissier.

M. Filoche, qui juge sa candidature "parfaitement recevable", y déplore notamment ne pas avoir eu accès "aux règles communes applicables" et "à la décision (de rejet de sa candidature) ni à ses motivations et il n’a pas pu apprécier la régularité des autres candidatures".

Sont assignés: Jean-Christophe Cambadélis en tant que premier secrétaire du PS, le représentant légal de la "Belle Alliance Populaire", Thomas Clay, le président de la Haute Autorité pour la Primaire Citoyenne (HAPC) et Christophe Borgek, président du Comité National d’Organisation des Primaires (CNOP), selon l'acte.

M. Filoche, dont la candidature avait été jugée "sérieuse" par la HAPC, n'a finalement pas été retenu samedi faute de parrainages suffisants.

Dans un communiqué, il souligne qu'"aucun parrainage n'a été exigé pour trois des candidats retenus, dont un n'est même plus membre de la BAP", en référence aux candidats non socialistes Sylvia Pinel (PRG), François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

"Le premier secrétaire du PS a aussi appelé Emmanuel Macron (ni membre de la BAP ni du PS) à participer à la primaire y compris après la date de la clôture du dépôt des candidatures", relève M. Filoche qui en conclut qu'"aucune décision collective ne fixe donc les règles applicables aux Primaires Citoyennes ni la liste des partis invités à y participer".

"L'organisation des Primaires Citoyennes semble relever des seules décisions arbitraires du groupe dirigeant le Parti socialiste. Ce n'est pas acceptable pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie", écrit-il encore.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le