Primaire: le revenu universel, “la ruine” du budget, assure Valls

Primaire: le revenu universel, “la ruine” du budget, assure Valls

Manuel Valls, arrivé dimanche second de la primaire organisée par le PS derrière Benoît Hamon, a affirmé lundi soir sur TF1 que le revenu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Manuel Valls, arrivé dimanche second de la primaire organisée par le PS derrière Benoît Hamon, a affirmé lundi soir sur TF1 que le revenu universel proposé par son adversaire serait "la ruine de notre budget".

Benoît Hamon "propose les 32 heures" hebdomadaires de travail, "il est le chantre de la fin du travail, il explique qu'il va répartir un revenu universel à chacun des Français, ça va se traduire par plus d'impôts et la ruine de notre budget", a attaqué l'ancien Premier ministre, en difficulté pour le second tour de ce scrutin prévu dimanche.

"Je défendrai le sérieux budgétaire" et "la société du travail", a promis M. Valls. "Je défendrai aussi une société de la règle et de la norme", a-t-il ajouté, reprochant à M. Hamon son souhait de dépénaliser le cannabis ou le fait qu'il n'ait pas voté certaines lois antiterroristes durant le quinquennat.

Scores de Benoît Hamon et Manuel Valls, qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour la présidentielle française
Scores de Benoît Hamon et Manuel Valls, qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour la présidentielle française
AFP

"Je défendrai aussi une vision de la laïcité que je veux incarner, la lutte contre le communautarisme. Lui, Benoît Hamon, est ambigü sur ces questions. Et je défendrai notamment l'égalité entre les femmes et les hommes. On ne peut pas souffrir de la moindre ambiguïté quand des femmes sont interdites d'espace public", a encore tancé l'ancien maire d'Evry.

"Le choix est clair, les options sont claires, entre Benoît Hamon, que je respecte, bien évidemment, qui défend ses idées, mais dont je considère que le projet va semer le sable et les illusions", a encore ajouté M. Valls, évoquant un "choix historique" et le "destin de la gauche" qui serait en cause.

"Les illusions, c'est tout ce dont on a pas besoin aujourd'hui", a-t-il estimé.

L'ancien locataire de Matignon a dit vouloir incarner une "gauche qui parle au coeur et à la raison" des Français "en ces temps difficiles".

Alors que l'ampleur de la participation au premier tour dimanche a fait l'objet de soupçons de manipulation toute la journée de lundi, M. Valls a appelé "les électeurs, les socialistes --ils sont pas venus suffisamment nombreux--, à venir, à être fiers, à revendiquer une gauche qui assume les responsabilités, qui veut gouverner, (...) une gauche qui assume avec fierté ce qu'elle fait".

"Moi j'attends surtout de la clarification, que le résultat de dimanche prochain --c'est le plus important-- ne souffre d'aucune contestation", a demandé l'ex-Premier ministre.

Dans la même thématique

France New Parliament
7min

Politique

Cafouillages à l’Assemblée nationale pour l’attribution des postes clés

Les députés procèdent ce vendredi à la nomination des membres du « Bureau » de l’Assemblée nationale, la plus haute autorité au Palais Bourbon. Un premier tour du scrutin visant à faire élire six vice-présidents a été annulé à cause du trop grand nombre de bulletins de vote recueillis au moment du dépouillement.

Le

Ursula Von Der Leyen Elected President of the European Commission for the Second Time, Strasbourg, Gallia – 18 Jul 2024
7min

Politique

Qu’est-ce que le « commissaire à la Méditerranée » qu’Ursula von der Leyen propose ?

Ursula von der Leyen vient d’être confortée par les députés européens pour un second mandat à la tête de la Commission. Dans son programme pour les 5 ans à venir, elle s'est engagée à créer un portefeuille de commissaire, séparé, dédié à la Méditerranée. Un premier pas timide pour renforcer les liens fragiles et distendus entre l’Union européenne et les pays de cette région

Le

Paris: Yael Braun-Pivet reelected National Assembly presiden
6min

Politique

Yaël Braun-Pivet réélue au perchoir : « Il faut que tout change pour que rien ne change », observent les sénateurs

Malgré un revers électoral aux dernières législatives, la candidate de la majorité sortante, Yaël Braun-Pivet a été réélue à la présidence de l’Assemblée nationale. Au Sénat, la gauche évoque « un hold-up démocratique ». Chez les LR et les centristes, c’est le soulagement de ne pas voir un membre du Nouveau Front Populaire qui domine.

Le