Primaire: Montebourg et des proches de Hollande rappelés à l’ordre
Arnaud Montebourg, pour avoir invité des électeurs de droite à voter à la primaire de la gauche, et des proches de François...

Primaire: Montebourg et des proches de Hollande rappelés à l’ordre

Arnaud Montebourg, pour avoir invité des électeurs de droite à voter à la primaire de la gauche, et des proches de François...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Arnaud Montebourg, pour avoir invité des électeurs de droite à voter à la primaire de la gauche, et des proches de François Hollande, pour avoir appelé à "contourner" ce scrutin, ont été rappelés à l'ordre mardi par la Haute autorité des primaires.

Cette Haute autorité (HAPC), présidée par Thomas Clay, "estime (...) que tout appel à une violation des règles (...) — qu'il s’agisse d’inviter des électeurs à prendre des engagements contraires à leurs convictions en déclarant adhérer aux valeurs de la gauche, ou qu'il s'agisse d’appeler à contourner les Primaires Citoyennes, alors qu’elles sont prévues par les statuts du Parti socialiste et que le principe a été adopté à l’unanimité par le Conseil National du même Parti — contrevient à l'esprit des Primaires et pourra être sanctionné", indique-t-elle dans un avis rendu mardi.

La HAPC s'était auto-saisie après avoir été interpellée le 24 novembre par l'ancien ministre et maire PS de Dijon François Rebsamen, le chef de file des sénateurs socialistes Didier Guillaume et son homologue à l'Assemblée, Bruno Le Roux, nommé jeudi ministre de l'Intérieur, à la suite de propos d'Arnaud Montebourg tenus sur RTL.

L'ancien ministre de l'Economie, évoquant les électeurs de droite qui pourraient être tentés de faire barrage à une éventuelle candidature de François Hollande, les avait invités "à venir à la primaire". "Je leur propose de battre le président de la République avec ma candidature", avait-il insisté.

Dans son avis, la HAPC souligne que "la campagne doit être constructive, respectueuse et loyale, centrée sur les idées et les propositions". Un mot d'ordre auquel contrevient "l'appel émis à destination des électeurs du camp opposé".

Dans le même temps, la Haute autorité prend note que "l'émetteur de cet appel en a immédiatement corrigé de lui-même l'aspect le plus saillant, lors de la même émission".

Surtout, la HAPC cible les "déclarations publiques" de ces proches de François Hollande "pour appeler" à "contourner" la primaire, "ce qui peut sembler paradoxal et pourrait donner le sentiment d’une tentative d’instrumentalisation de la HAPC, sollicitée pour assurer l’équité d’une élection que, par ailleurs, on prétend pouvoir éviter".

M. Le Roux par exemple, avant le renoncement du chef de l'Etat à se présenter, avait mis en doute l'opportunité pour François Hollande de participer à la primaire de la gauche en estimant qu'elle "ne permet pas" le "rassemblement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire: Montebourg et des proches de Hollande rappelés à l’ordre
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le