Primaire: Montebourg met en ligne son programme
L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, a mis en ligne mardi ses propositions pour la...

Primaire: Montebourg met en ligne son programme

L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, a mis en ligne mardi ses propositions pour la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, a mis en ligne mardi ses propositions pour la présidentielle 2017, parmi lesquelles certaines inédites, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux.

M. Montebourg égrène sur son site "plus de soixante-dix propositions", surlignant "20 propositions clés". Ce programme pourra encore s'étoffer, précise son entourage à l'AFP, alors qu'il n'y a par exemple aucune proposition sur la culture.

Première proposition ancrant clairement le projet de M. Montebourg à gauche: "mettre fin à l'austérité aveugle, abroger la loi travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d'euros pour soutenir la croissance économique".

En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d'abord affirmé vouloir "renégocier" la loi travail, avant de rectifier le tir à l'occasion d'un déplacement à Florange (Moselle).

M. Montebourg précise certaines propositions: il veut ainsi "rendre 800 euros par an de pouvoir d'achat aux Français par une baisse de la CSG", "encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s'ils souhaitent augmenter le leur", "proposer à chaque Français l'accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois" ou "dédoubler les classes du CP au CE2".

Il en met d'autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l'établissement d'un "plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants".

Autres nouveautés: la création d'un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d'un "service de renseignement de proximité".

En matière écologique, M. Montebourg se dit favorable à l'instauration d'une "taxe carbone aux frontières de l'Europe", et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend "laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l'Autorité de sécurité nucléaire", comme il l'avait déjà expliqué mi-décembre.

M. Montebourg reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d'une "grande loi de séparation bancaire", et l'instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales.

En matière institutionnelle, l'ancien ministre rappelle son souhait de proposer "dès l'été 2017" un "référendum sur une nouvelle République", de "créer un statut de lanceurs d'alerte protecteur" ou de "permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes".

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le