Primaire or not primaire ? Bruno Retailleau demande à LR de trancher
En marge du séminaire de rentrée des sénateurs LR dans le Morbihan, Bruno Retailleau appelle vendredi le parti à se décider sur le mode de désignation de son candidat pour 2022. Il craint que celui qui sera investi ne soit pénalisé par ces nombreux atermoiements.

Primaire or not primaire ? Bruno Retailleau demande à LR de trancher

En marge du séminaire de rentrée des sénateurs LR dans le Morbihan, Bruno Retailleau appelle vendredi le parti à se décider sur le mode de désignation de son candidat pour 2022. Il craint que celui qui sera investi ne soit pénalisé par ces nombreux atermoiements.
Romain David

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« De grâce, tournons cette page ! » Invité vendredi de Bonjour chez vous sur Public Sénat, Bruno Retailleau, le patron des sénateurs LR appelle sa famille politique à en finir avec un feuilleton démarré avant l’été. À savoir : quel mode de désignation pour le candidat qui portera les couleurs du parti à l’élection présidentielle ? « Je pense que ça n’est pas raisonnable d’avoir autant attendu sur le système de désignation du candidat LR », estime l’élu, alors que les écolos viennent d’entamer leur propre primaire et qu’au PS, la candidature d’Anne Hidalgo pourrait être rapidement entérinée par un vote des militants dans les prochaines semaines.

« J’ai payé de ma personne en retirant ma candidature. »

« Il faut que l’on adopte une règle commune et que l’on désigne notre candidat, sinon on va encalminer nos candidats. Tous, tels qu’ils soient, pâtiront de cet état de fait », avertit Bruno Retailleau, qui déplore qu’aucun candidat naturel ne se soit imposé au cours de l’été, Valérie Pécresse talonnant désormais Xavier Bertrand dans les derniers sondages. « J’ai appelé les uns et les autres à l’union, à l’unité parce que c’est la grande condition de la victoire en 2022 », poursuit le sénateur LR. Et de rappeler : « J’ai d’ailleurs payé de ma personne en retirant ma candidature. »

La balle pourrait vite se retrouver dans le camp des adhérents LR : lors d’un congrès dématérialisé, prévu le 25 septembre, ils devraient être invités à choisir entre une primaire semi-ouverte aux électeurs de la droite et du centre ou un vote interne réservé aux seuls militants. Auparavant un bureau politique du parti validera ce dispositif le 22 septembre. « Aujourd’hui on ne sait toujours pas si on fera une primaire un peu ouverte ou totalement fermée, c’est-à-dire pour les adhérents », résume Bruno Retailleau. « Je me bats pour un système de départage suffisamment ouvert, parce que je pense qu’on ne gagnera jamais en se rétrécissant, en se recroquevillant. Pour gagner, on a besoin de s’élargir », martèle l’élu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire or not primaire ? Bruno Retailleau demande à LR de trancher
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le