Primaire: rejet des candidatures de Larrouturou, Nadot et Faudot
Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (MdP) et Bastien Faudot (MRC) ne pourront participer à la primaire organisée...

Primaire: rejet des candidatures de Larrouturou, Nadot et Faudot

Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (MdP) et Bastien Faudot (MRC) ne pourront participer à la primaire organisée...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (MdP) et Bastien Faudot (MRC) ne pourront participer à la primaire organisée par le PS, a annoncé jeudi le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

Le Cnop (comité national d'organisation de la primaire) qui s'est réuni mecredi "a pris un certain nombre de décisions que je soutiens (...) on ne peut pas accepter Nouvelle Donne, le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen ex-chevènementistes, ndlr) ni le MDP (Mouvement des Progressistes (créé par Robert Hue, ndlr)", a indiqué M. Cambadélis lors d'une conférence de presse.

"Leur désir de souscrire à la Belle Alliance populaire est un peu tardif. Le périmètre restera celui que nous avons fixé", a-t-il ajouté, estimant la primaire "un peu victime de son succès".

"Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche ça n'est pas open bar. Il faut mettre un peu d'ordre si nous voulons que MM. (Emmanuel) Macron et (Jean-Luc) Mélenchon puissent participer à cette primaire", a encore souligné M. Cambadélis.

Le premier secrétaire a indiqué avoir écrit aux candidats d'En marche! et de la France insoumise pour leur demander une nouvelle fois de participer à la primaire. Il a souhaité l'organisation d'un "débat public" sur le sujet. "Ce débat essentiel pour le rassemblement de la gauche doit se faire devant l'opinion de gauche", a-t-il souligné.

Interrogés par l'AFP, MM. Larrouturou, Faudot et Nadot ont vivement protesté contre cette décision. "Ils veulent une primaire toute rabougrie, c'est une arme de destruction massive pour la gauche", a estimé M. Larrouturou, qui a annoncé son intention de rencontrer la Haute autorité des primaires citoyennes (HAPC) pour examiner tous les recours possibles.

"Il n'y a pas de place pour nous parce qu'on n'est pas dans la Belle alliance populaire, mais en même temps, il veut faire venir Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon?", s'est agacé Bastien Faudot.

Sollicitée par l'AFP la semaine dernière, la Haute Autorité des primaires citoyennes (HAPC) avait souligné que le choix des participants revenait aux organisateurs.

Pour l'instant, seuls Arnaud Montebourg (PS), François de Rugy (Parti écologiste) et Jean-Luc Bennahmias (UDE) ont déposé une candidature en bonne et due forme au siège du PS. L'ex Premier ministre Manuel Valls et le député Benoît Hamon devraient faire de même dans les prochains jours. Des incertitudes planent autour des candidatures de Marie-Noëlle Lienemann (qui pourrait renoncer) et Gérard Filoche (qui n'aurait pas ses parrainages).

Le PRG pourrait décider mercredi de la participation de Sylvia Pinel.

M. Cambadélis a estimé que "six ou sept candidats" serait "un bon chiffre", et encouragé la gauche du PS à réduire "un peu son offre" pour rendre la primaire plus "lisible". "Quatre candidats pour une même ligne politique ça fait beaucoup", a-t-il dit à l'intention de MM. Hamon, Montebourg, Filoche et de Mme Lienemann.

Il a enfin émis un "rappel à l'ordre" en direction de cette dernière. "On ne peut dire que Manuel Valls a eu tort parce qu'il a dit que les gauches étaient irréconciliables et estimer qu'on ne peut pas se rassembler avec Manuel valls. On se rassemblera avec celui ou celle qui gagnera".

"Je n'ai jamais dit le contraire. D'ailleurs il serait bien que Manuel Valls rappelle bien qu'il s'y tiendra", a répondu Mme Lienemann sur Twitter.

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire: rejet des candidatures de Larrouturou, Nadot et Faudot
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Primaire: rejet des candidatures de Larrouturou, Nadot et Faudot
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le