Primaire: Taubira remercie les signataires d’une pétition en sa faveur
Christiane Taubira a publié mercredi une chaleureuse lettre de remerciement aux quelque 86.000 signataires d'une pétition l...

Primaire: Taubira remercie les signataires d’une pétition en sa faveur

Christiane Taubira a publié mercredi une chaleureuse lettre de remerciement aux quelque 86.000 signataires d'une pétition l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Christiane Taubira a publié mercredi une chaleureuse lettre de remerciement aux quelque 86.000 signataires d'une pétition l'appelant à se présenter à la primaire de la gauche, sans pour autant y répondre sur le fond.

Dans un message diffusé sur son compte Facebook, Mme Taubira s'est dite "extrêmement sensible à l'initiative de cette pétition" lancée le 21 novembre par un certain Frans Torreele, qu'elle a "rencontré" mercredi.

"Je vous écris au singulier, car je veux tenter de m’adresser à chacune, chacun d’entre vous", a indiqué Mme Taubira, en assurant que "la tentative d’accomplir cet exercice improbable" lui "procure une joie fébrile, nourrie par ma curiosité naturelle pour les gens."

L'ancienne ministre de la Justice, qui n'a exprimé aucune préférence en vue de la primaire de la gauche, a témoigné de sa gratitude pour la "confiance" accordée par les signataires.

"Vous savez aussi quels périls nous guettent, et qu’il ne suffit pas de les rabâcher pour les conjurer, alors que des choix sans nuance de pays-partenaires, sans critique de pays-amis, l’abandon d’opprimés à leur triste sort, des complaisances successives peuvent contribuer à rendre le monde plus dangereux", poursuit-elle.

"Plus que jamais vous savez qu’il faut justement s’accrocher à ses principes et ses valeurs pour faire éclore l'humanisme moderne", écrit encore Mme Taubira.

Se disant "heureuse" que la pétition - "un geste démocratique de haute portée" - "s’accomplisse sur mon nom", Mme Taubira y voit une manière symbolique de s'inviter "en avant-scène" au sein d'un "processus très encadré".

"Avec d’autres initiatives civiques et d’autres actions de la société civile, vous forgez les bases d’une démocratie revigorée. Il faudra qu’on s’en souvienne", souligne-t-elle.

"Par-dessus tout, vous soufflez que le désamour des citoyens pour la politique n’est pas total.(...) En ces temps de ruée démagogique, il fait bon vous savoir là", conclut Mme Taubira.

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire: Taubira remercie les signataires d’une pétition en sa faveur
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le