Didier Guillaume, le directeur de campagne de Manuel Valls, assure que l'ancien Premier ministre, candidat à la primaire du PS, ne proposera pas "un catalogue de promesses et de milliards".
"Nous ne voulons pas faire une campagne de la primaire en évoquant des pourcentages, en évoquant des milliards. Qu'est-ce que c'est 1.000 milliards pour quelqu'un qui gagne 1.250 euros par mois? Nous voulons des idées qui entraînent", a déclaré Didier Guillaume mardi sur France 2.
"Le projet pour la France que Manuel Valls proposera tout à l'heure (mardi en fin de matinée, ndlr), ce n'est pas un catalogue de promesses et de milliards, les Français n'y croient plus". "On retrouvera ce qu'est Manuel Valls, le bilan de la gauche aux responsabilités (...), mais également le droit d'inventer".
Didier Guillaume le 22 mars 2016 au Sénat à Paris
AFP/Archives
Le directeur de campagne de Valls indique qu"il doit démontrer qu'il a la force d'être président de la République, (...) montrer qu'après le bilan il a des idées nouvelles, des idées novatrices, des idées modernes, des fortes, des idées qui peuvent cliver, afin de porter un projet présidentiel, et enfin, être capable de rassembler la gauche et au-delà de la gauche".
70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.
La patron du Rassemblement national perd trois points dans le dernier baromètre d’Odoxa pour Public Sénat, mais domine toujours le classement de popularité des personnalités politiques devant Marine le Pen. Un palmarès au sein duquel le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko fait une entrée remarquée, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. De leur côté, Gabriel Attal et Bruno Retailleau enregistrent la meilleure percée du mois d’avril et se rapprochent d’Édouard Philippe.
Les candidats, putatifs ou déclarés, se bousculent à gauche, où chacun tente sa chance à un an de la présidentielle. Entre les désaccords stratégiques, défenseurs de la primaire et adeptes des sondages pour le « départage », la division semble de nouveau menacer la gauche.
Ce week-end, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé que la France allait entrer « dans une ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait encore deux mois. Un diagnostic que le chef de l’Etat a fermement contesté. Pour les experts, le risque de pénurie n’est pourtant pas à écarter et pourrait surtout se traduire par une hausse des prix.