« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)
Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a...

« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a...
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Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a consacré vendredi comme "principe constitutionnel" la fraternité afin que l'aide désintéressée au "séjour irrégulier" des étrangers ne puisse être passible de poursuite.

Cette décision est "dangereuse parce qu'elle constitue un appel d'air supplémentaire", a déclaré le député de Seine-et-Marne au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Je ne partage pas cette décision. C'est la décision du Conseil constitutionnel, elle s'impose par définition. Mais je trouve que c'est choquant parce que cela va permettre effectivement d'accompagner des gens qui sont en situation irrégulière, et on ne sait pas très bien où va s'arrêter l'accompagnement", a ajouté M. Jacob.

"A partir du moment où des gens arrivent en situation illégale, comment d'emblée, dès qu'ils ont passé la frontière (...), vous considérez que c'est pour des raisons humanitaires qu'il faut les accompagner?", a-t-il demandé.

Pour le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, la réponse à l'immigration en Europe doit être "européenne" sur "l'harmonisation du droit d'asile".

Ce proche du président de LR Laurent Wauquiez s'est dit partisan de créer des "hotspots", "des centres d'accueil à l'extérieur des frontières européennes, notamment dans les pays d'où viennent les migrants, de façon à ce que là puissent être étudiés ceux qui relèvent du droit d'asile", et de verser à ces pays une "aide liée" pour qu'ils "acceptent le retour des illégaux".

Il a jugé "scandaleuse" l'expression de "lèpre" employée par le président Emmanuel Macron pour désigner les gouvernements populistes. "L'Italie est un grand pays démocratique. Je ne partage pas leurs idées ni leurs convictions mais (...) ces gens ont été élus démocratiquement", a-t-il fait valoir.

Le Conseil constitutionnel a consacré vendredi "la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", en réponse à une demande de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est félicité qu'il n'ait pas étendu les exemptions existantes à "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire français. Cette dernière restera passible de sanctions, à la différence de l'aide au séjour ou à la circulation des migrants.

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