« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)
Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a...

« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a jugé dimanche "dangereuse" la décision du Conseil constitutionnel, qui a consacré vendredi comme "principe constitutionnel" la fraternité afin que l'aide désintéressée au "séjour irrégulier" des étrangers ne puisse être passible de poursuite.

Cette décision est "dangereuse parce qu'elle constitue un appel d'air supplémentaire", a déclaré le député de Seine-et-Marne au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Je ne partage pas cette décision. C'est la décision du Conseil constitutionnel, elle s'impose par définition. Mais je trouve que c'est choquant parce que cela va permettre effectivement d'accompagner des gens qui sont en situation irrégulière, et on ne sait pas très bien où va s'arrêter l'accompagnement", a ajouté M. Jacob.

"A partir du moment où des gens arrivent en situation illégale, comment d'emblée, dès qu'ils ont passé la frontière (...), vous considérez que c'est pour des raisons humanitaires qu'il faut les accompagner?", a-t-il demandé.

Pour le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, la réponse à l'immigration en Europe doit être "européenne" sur "l'harmonisation du droit d'asile".

Ce proche du président de LR Laurent Wauquiez s'est dit partisan de créer des "hotspots", "des centres d'accueil à l'extérieur des frontières européennes, notamment dans les pays d'où viennent les migrants, de façon à ce que là puissent être étudiés ceux qui relèvent du droit d'asile", et de verser à ces pays une "aide liée" pour qu'ils "acceptent le retour des illégaux".

Il a jugé "scandaleuse" l'expression de "lèpre" employée par le président Emmanuel Macron pour désigner les gouvernements populistes. "L'Italie est un grand pays démocratique. Je ne partage pas leurs idées ni leurs convictions mais (...) ces gens ont été élus démocratiquement", a-t-il fait valoir.

Le Conseil constitutionnel a consacré vendredi "la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", en réponse à une demande de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est félicité qu'il n'ait pas étendu les exemptions existantes à "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire français. Cette dernière restera passible de sanctions, à la différence de l'aide au séjour ou à la circulation des migrants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

« Principe de fraternité »: une décision « dangereuse » selon Jacob (LR)
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le