Prison avec sursis pour un élu qui voulait « récupérer les dents en or » des Roms
Il voulait "récupérer les dents en or" des Roms pour "les nourrir et les loger": un élu municipal d'extrême droite de Fontaine ...

Prison avec sursis pour un élu qui voulait « récupérer les dents en or » des Roms

Il voulait "récupérer les dents en or" des Roms pour "les nourrir et les loger": un élu municipal d'extrême droite de Fontaine ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Il voulait "récupérer les dents en or" des Roms pour "les nourrir et les loger": un élu municipal d'extrême droite de Fontaine (Isère), Franck Sinisi, a été condamné mardi à Grenoble à deux mois de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel a également prononcé une peine de quatre ans d'inéligibilité et 2.000 euros d'amende, soit une condamnation légèrement supérieure aux réquisitions, selon le maire communiste de Fontaine, Jean-Paul Trovero, partie civile au procès.

A l'audience, fin octobre, le représentant du parquet avait requis deux à trois mois de prison avec sursis, 2.000 euros d'amende et deux à trois ans d'inéligibilité.

M. Sinisi comparaissait pour "provocation à la discrimination ou à la haine" raciale après ses propos tenus le 27 février lors d'un conseil municipal. Elu sous la bannière Front National, il avait déclaré notamment, concernant les Roms, que "pour les loger, il (pouvait) y avoir un autofinancement".

"Il suffit au niveau de la métropole d'investir, de leur payer des dentistes", poursuivait-il. "Oui, je m'explique, de leur payer des dentistes, de leur mettre des dents nickel, de récupérer leurs dents en or, je pense que juste ça, ça leur permet de se nourrir et de se loger", avait-il continué.

Ses propos avaient été enregistrés et diffusés sur le site internet de la section locale du Parti communiste.

M. Sinisi avait été exclu du FN quelques mois plus tard.

La commune de Fontaine et des associations s'étaient constituées parties civiles dans cette affaire.

"Avec la mobilisation d'autres citoyens, j'ai porté cette affaire devant la justice et je suis fier de la décision rendue qui démontre que nous avions raison de nous indigner", a estimé M. Trovero dans un communiqué.

Le maire a ajouté qu'il "regrettait que Franck Sinisi fasse appel du jugement", espérant "un retour à la sérénité dans nos instances démocratiques et le respect du cadre républicain".

Partager cet article

Dans la même thématique

Prison avec sursis pour un élu qui voulait « récupérer les dents en or » des Roms
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le