Prisons: Nicole Belloubet « devrait démissionner », estime Marine Le Pen
La ministre de la Justice Nicole Belloubet, confrontée à un mouvement social d'ampleur dans les prisons, "devrait démissionner"...

Prisons: Nicole Belloubet « devrait démissionner », estime Marine Le Pen

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, confrontée à un mouvement social d'ampleur dans les prisons, "devrait démissionner"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, confrontée à un mouvement social d'ampleur dans les prisons, "devrait démissionner" au vu des "réponses" apportées au personnel pénitentiaire, qui sont une "véritable honte", a estimé jeudi la présidente du Front national Marine Le Pen.

"Son incapacité totale à appréhender la réalité (…) de la pénitentiaire devrait la pousser à quitter son poste", a déclaré à l'AFP la dirigeante frontiste, qui défend un rattachement des personnels pénitentiaires au ministère de l'Intérieur.

Mme Belloubet "est totalement à côté de la plaque". "Les réponses (de la ministre aux syndicats, NDLR) sont une véritable honte. La prime pour les agressions, c'est indigne", a estimé la députée du Pas-de-Calais. Dans ce département, des gardiens de la prison de Vendin-le Vieil ont subi le 11 janvier une agression qui a provoqué la colère des surveillants.

Mme Le Pen avait affirmé lundi que "le gouvernement ne prend pas la mesure de la dangerosité" des "fondamentalistes islamistes".

Bruno Bilde, également député FN du Pas-de-Calais, a dénoncé mercredi dans un communiqué "des conditions de travail indignes" pour les gardiens. Il a réclamé de nouveau "un régime de détention spécifique à l'endroit des détenus qualifiés de dangereux" et "un plan ambitieux pour la sécurisation et la construction de nouvelles prisons ainsi que pour le renforcement de l'équipement des surveillants pénitentiaires".

La Chancellerie a commencé à présenter jeudi aux syndicats pénitentiaires un nouveau "projet d'accord" pour mettre fin au mouvement des surveillants entré dans son onzième jour, alors qu'un détenu a déposé un premier recours en justice.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le