Prisons: recul de la mobilisation, une vingtaine d’établissements touchés
Seules une vingtaine de prisons étaient touchées samedi matin par le mouvement des surveillants au lendemain de l'accord passé...

Prisons: recul de la mobilisation, une vingtaine d’établissements touchés

Seules une vingtaine de prisons étaient touchées samedi matin par le mouvement des surveillants au lendemain de l'accord passé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Seules une vingtaine de prisons étaient touchées samedi matin par le mouvement des surveillants au lendemain de l'accord passé entre le syndicat majoritaire Ufap-Unsa et la chancellerie sur un protocole de sortie de crise, a indiqué la direction de l'administration pénitentiaire (DAP).

Vendredi, il y avait encore 62 établissements sur 188 touchés à des degrés divers par cette vaste mobilisation, la plus importante en un quart de siècle, lancée le 11 janvier après l'agression d'un surveillant à Vendin-le-Viel (Pas-de-Calais).

La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait appelé vendredi l'ensemble des personnels à reprendre leur travail après la conclusion d'un accord entre le principal syndicat de surveillant.

Ce projet d'accord, rejeté par les deux autres syndicats représentatifs, FO et la CGT, prévoit des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour les indemnités, soit une augmentation de 1.150 euros par agent par an.

Vendredi, la CGT et FO avaient appelé les personnels à "maintenir la pression" et à engager une concertation pour définir les modalités d'action à conduire à partir de lundi.

Les vingt prisons encore impliquées samedi enregistraient des retards sur des prises de service ou des piquets de grève devant les portes, nécessitant parfois l'intervention d'agents des forces de sécurité pour pallier la défection de surveillants, a précisé la DAP.

Parmi les établissements touchés figuraient notamment les maisons d'arrêt de Borgo (Haute-Corse), où deux gardiens avaient été agressés le 19 janvier par un détenu signalé pour radicalisation, ainsi que celles d'Osny (Val d'Oise), du Mans et de Bordeaux-Gradignan.

Interrogé par l'AFP, le secrétaire général de la CGT pénitentiaire, Christophe Dorangeville, a justifié cette baisse de la mobilisation par la volonté de faire "une pause" ce week-end pour "mieux repartir dès lundi"

"Ce week-end sera bien plus calme que les précédents dans les établissements puisque des assemblées générales doivent s'y tenir pour définir les nouvelles modalités d'action à mettre en place dès lundi", a-t-il précisé.

"Il faut savoir qu'après plus de douze jours de mobilisations intenses, on souhaitait faire une petite pause ce week-end pour repartir ensuite lundi avec plus de force", a-t-il ajouté en évoquant la fatigue des personnels engagés.

"On doit définir ce week-end des modalités d'action. Cela pourrait-être des blocages d'établissements, de directions interrégionales, de tribunaux ou de rond-points", a-t-il affirmé, précisant que les décisions seraient "prises au niveau local".

A Borgo, les grévistes FO et CGT ont repris le travail à 13H00 samedi, et ont annoncé la fin du mouvement, après avoir obtenu satisfaction sur plusieurs points: cinq postes supplémentaires de surveillants dès février, deux autres dans les mois à venir, et la construction de cinq cellules d'isolement pour les détenus radicalisés, pour laquelle un appel d'offres doit être lancé fin février, a-t-on appris de sources syndicales.

burs-pr-jp/swi

Partager cet article

Dans la même thématique

ORSAY: Hopital Paris Saclay, services des   urgences adultes et pediatriques, service de neonatalogie pendant la canicule
10min

Politique

Canicule : « Ça va être terrible, on va atteindre les 10.000 morts, l’équivalent d’une guerre et on ne réagit pas », dénonce le sénateur écologiste Guillaume Gontard

Alors que le bilan de la canicule historique n’est pas connu, les attaques contre le gouvernement, venant de la gauche, du RN, mais même du bloc central, se multiplient. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », rétorque le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé ». Les premières clim' devraient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».

Le

Prisons: recul de la mobilisation, une vingtaine d’établissements touchés
5min

Politique

Loi anti fast-fashion : le Sénat adopte définitivement le texte pénalisant les produits Shein et Temu

Les sénateurs ont définitivement adopté, lundi, la proposition de loi anti fast-fashion, après un accord en commission mixte paritaire pour ne cibler que les plateformes chinoises. Les vêtements de Shein, Temu et AliExpress se verront désormais infliger une pénalité financière. Comme à l’Assemblée, la gauche s’est en partie abstenue, regrettant que le texte délaisse les dérives plus larges de l’industrie textile en Europe.

Le

Photo illustration bois de sapin pour le chauffage
6min

Politique

Climat : les forêts françaises, « puits de carbone » en danger, alerte l'ONG Canopée

Dans un rapport publié ce lundi, l'association de protection des forêts Canopée pointe la réduction de la surface des forêts françaises, puits de carbone qui compensent les émissions de CO2, et indispensables à l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050. Une hausse des prélèvements de bois qui s'explique notamment par une hausse des usages énergétiques.

Le

FREE CHRISTOPHE GLEIZES
7min

Politique

Christophe Gleizes, 1 an en prison : « Nous réfléchissons à entrer dans une phase plus offensive de la campagne pour sa libération »

Christophe Gleizes, journaliste sportif de 37 ans, est détenu en Algérie depuis un an. Il a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Ce lundi, RSF réitère son appel à une « libération immédiate ». Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, fait un point pour Public Sénat sur la situation.

Le