Prisons : Renaud Muselier réclame la démission de la garde des Sceaux
Le mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires ne faiblit pas. Le président de la région Sud met en cause la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Selon lui, la ministre fait montre d’une « incompétence crasse. »

Prisons : Renaud Muselier réclame la démission de la garde des Sceaux

Le mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires ne faiblit pas. Le président de la région Sud met en cause la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Selon lui, la ministre fait montre d’une « incompétence crasse. »
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos mercredi, Renaud Muselier tacle la garde des Sceaux. Une critique qui s’inscrit dans le cadre du mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires qui craignent pour leur sécurité. Dix jours après le début du mouvement, 67 prisons sont bloquées. Les négociations avec la ministre de la Justice n’ont pas abouti, pour le moment. Une situation qui révèle « l’incompétence » de la garde des Sceaux, selon Renaud Muselier.

« Depuis qu’elle est là, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle nous a expliqué qu’il fallait mettre les téléphones portables en prison, c’est tout », fulmine Renaud Muselier.

Le président de la région Sud concède toutefois à la ministre qu’elle a « hérité d’une situation catastrophique » sans pour autant la dédouaner. Il demande purement et simplement sa démission. « Depuis qu’elle est là, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle nous a expliqué qu’il fallait mettre les téléphones portables en prison, c’est tout », fulmine Renaud Muselier.

Selon Renaud Muselier, la ministre de la Justice porte une grande part de responsabilité dans la crise actuelle. « Elle n’a pas anticipé le problème des djihadistes qui devaient sortir, elle n’a pas travaillé ou proposé quoique ce soit sur ceux qui se radicalisent ou s’hyper radicalisent en prison », s’agace-t-il.  En outre, Renaud Muselier considère que la garde des Sceaux « ne sait pas faire dans le cadre du dialogue politique. »

« Si le gouvernement ne veut pas que ça s’enflamme, son incompétence étant crasse, il est indispensable, je pense, qu’elle doit démissionner », tranche Renaud Muselier. D’après lui, « c’est le seul moyen de revenir à zéro sur un dossier aussi plombé et le gouvernement en ne la faisant pas démissionner ou en n’acceptant pas sa démission (…) risque de laisser enflammer le reste. »   

Partager cet article

Dans la même thématique

Prisons : Renaud Muselier réclame la démission de la garde des Sceaux
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le