Privatisation d’ADP : le référendum est le fait d’ « un attelage étrange, première étape d’un programme commun entre Les Républicains et le Parti socialiste » tacle Bruno Le Maire
Interrogé par Fabien Gay, sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis, sur la pertinence de la privatisation d’ADP, Bruno Le Maire se défend, mettant en cause le front PC, LR, PS pour un référendum d'initiative partagée

Privatisation d’ADP : le référendum est le fait d’ « un attelage étrange, première étape d’un programme commun entre Les Républicains et le Parti socialiste » tacle Bruno Le Maire

Interrogé par Fabien Gay, sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis, sur la pertinence de la privatisation d’ADP, Bruno Le Maire se défend, mettant en cause le front PC, LR, PS pour un référendum d'initiative partagée
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Fabien Gay, sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis, interpelle le ministre de l’Économie sur les privatisations de la loi Pacte. Pour lui, la nouvelle devise de la République devrait être « libéralisation, concurrence, privatisation ». Il rappelle que « les Gilets jaunes refusent que l’on confie au privé nos biens communs ».

Sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), en particulier, Fabien Gay considère que « c’est une question de souveraineté nationale, une question économique, sociale et environnementale ». Il « refuse que l’argent dégagé aille engraisser les actionnaires de Vinci ».

Ainsi, Fabien Gay demande au ministre « pourquoi il s’entête à privatiser au profit des riches, au lieu de défendre le bien commun » et le défie de « donner la parole aux Français par référendum ».  

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, rappelle qu’il y a eu « des dizaines d’heures de discussion » autour de la privatisation d’ADP. Selon lui, les garanties sont solides, voire « plus solides qu’avant le projet de privatisation ». Il déplore « l’attelage étrange » à l’initiative du RIP (voir notre article), qui serait un prélude à « un programme commun entre Les Républicains et le Parti socialiste ».

Chahuté par l’hémicycle, Bruno Le Maire poursuit, répétant que « cette initiative baroque pourrait être la première étape d’un programme commun, entre Les Républicains, les socialistes et les communistes ». Il constate, toutefois, qu’aucun des présidents de groupe Les Républicains ne s’est joint à l’initiative, « surprenante et déplacée ».

Pour Bruno Le Maire, ce RIP « affaiblit la démocratie représentative », dans la mesure où il est lancé avant le vote de la loi Pacte. Il déplore que « les mêmes qui soutenaient les privatisations, maintenant, s’y opposent », alors que, rappelle-t-il, « les garanties ont été données ».

Bruno Le Maire conclut, déclarant qu’il attend « sereinement » la décision du Conseil constitutionnel, qui doit se prononcer sur la validité de l’objet et de la mise en œuvre du RIP.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le

Le pape Léon XIV, le cardinal Jean-Marc Aveline et le président Emmanuel Macron lors de la réunion ‘Aux racines de l’Europe: pour la paix et l’unité’ au centre de conférences Robert Schuman à Metz
5min

Politique

À Metz, Léon XIV place l’Europe face à son histoire et à sa responsabilité pour la paix

La visite apostolique du Pape Léon XIV en France s’achève ce lundi 28 septembre à Metz. Pour son dernier jour en France, lundi 28 septembre, le pape Léon XIV a choisi Metz plutôt que Strasbourg ou Bruxelles pour prononcer un discours consacré à l’avenir de l’Europe. Sur les terres de Robert Schuman, le souverain pontife a appelé les Européens à renouer avec l’esprit de dialogue, le droit international et la construction patiente de la paix.

Le