Privatisations : Macron vend « les bijoux de famille » pour Olivier Faure
C’est officiel, l’État va enclencher la privatisation de la Française des jeux (FDJ) et d’Aéroports de Paris (ADP).  L’ouverture du capital de ces fleurons de l’économie française est une hérésie pour le chef du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale.

Privatisations : Macron vend « les bijoux de famille » pour Olivier Faure

C’est officiel, l’État va enclencher la privatisation de la Française des jeux (FDJ) et d’Aéroports de Paris (ADP).  L’ouverture du capital de ces fleurons de l’économie française est une hérésie pour le chef du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale.
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Par Héléna Berkaoui

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« On est en train de vendre le loto, c’est-à-dire le truc le plus rentable de France », déplore le président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale. Cette décision a été officialisée par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin sur Sud radio. L’ouverture du capital de la Française des jeux (FDJ) et d’Aéroports de Paris (ADP) s’inscrira dans la loi Pacte qui sera présentée le 18 avril. « Nous demanderons prochainement les autorisations législatives nécessaires pour faire un certain nombre de cessions d'actifs », précisait Bruno Le Maire lors d’une audition au Sénat.

« Ils veulent donner à je-ne-sais-qui cette machine à cash, alors même qu’elle sert aujourd’hui à faire rentrer de l’argent dans le budget de l’État et qu’elle sert aussi à financer les associations sportives », s’insurge Olivier Faure. L’enveloppe budgétaire pour les Sports était en baisse de 7 % dans la loi de finances pour 2018 et déjà les rumeurs de privatisation inquiétaient les élus, le Centre national pour le développement du sport (CNDS) étant financé à hauteur de 80,4 % par la FDJ (lire notre article).

Pour Olivier Faure, c’est encore la preuve que le président de la République déplace « systématiquement l’argent vers ceux qui n’en ont pas besoin ». Il déplore que le gouvernement ait choisi de « brader un patrimoine qui est un patrimoine commun ». Le précédent gouvernement avait complètement exclu de privatiser ces entreprises, l’ancien secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, a également déclaré que « vendre la FDJ était un pur scandale ».   

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