Prix de l’énergie : « Le bouclier tarifaire c’est fini, la France ne peut plus se le permettre », assure Olga Givernet  

Invitée de la matinale de Public Sénat, la ministre déléguée chargée de l’énergie, Olga Givernet a défendu une hausse des taxes sur l’électricité. La mesure, particulièrement impopulaire, a été supprimée par les députés du projet de loi de finances 2025.
Henri Clavier

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« La fiscalité sur l’énergie doit revenir à un niveau normal », affirme Olga Givernet, ministre déléguée chargée de l’énergie. Initialement prévue pour décembre 2023, la fin du bouclier tarifaire sur les prix de l’électricité prendra effet à partir du 1er février 2025. Un choix assumé par le gouvernement qui met en avant la situation budgétaire pour expliquer son choix. En parallèle, le gouvernement défend une augmentation des taxes sur l’électricité. Une mesure impopulaire, vivement critiquée à l’Assemblée nationale, qui doit néanmoins être compensée par une baisse des prix de l’énergie. 

Hausse des taxes mais baisse de la facture  

« Je laisse Matignon et Bercy faire les choix budgétaires », déclare Olga Givernet alors que la hausse de la taxe sur l’électricité doit rapporter 3 milliards d’euros.  « Le bouclier tarifaire, c’est fini, la France ne peut plus se le permettre », ajoute la ministre. Seul inconvénient, l’article 7 du projet de loi de finances qui introduisait la hausse de la taxe sur l’électricité a été supprimé par les députés.  

Malgré l’opposition des parlementaires, la ministre déléguée chargée de l’énergie continue de défendre le projet du gouvernement et avance une baisse de 9 % de la facture d’électricité. « La facture va baisser », martèle Olga Givernet. Pour garantir cette baisse de 9 %, la ministre chargée de l’énergie défend une taxe comprenant une partie variable. « La baisse des coûts de l’énergie doit être effective pour tous les Français », continue Olga Givernet.  

« Pour l’instant, ce que l’on prévoit, c’est que nos réacteurs fonctionnent à plein »  

Alors que la ministre répète que les prix de l’électricité doivent baisser, ils restent dépendants de variables extérieures. En 2023, la maintenance des réacteurs nucléaires avait participé à gonfler les prix de l’électricité. Sur la question de l’approvisionnement, Olga Givernet se veut rassurante : « Pour l’instant, ce que l’on prévoit, c’est que nos réacteurs fonctionnent à plein, il n’y a pas de souci, pas de sujet. » En parallèle, la ministre déléguée insiste sur la volonté du gouvernement de renforcer le réseau électrique pour sécuriser les approvisionnements. Enfin, Olga Givernet fait de la production française un gage de maîtrise des prix, après l’augmentation des prix de l’électricité liée à la guerre en Ukraine. « Plus nous allons produire de l’énergie propre en France et plus nous aurons la main sur les prix », assure Olga Givernet. 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le