SIPA_01240320_000016

Prix de l’humour politique 2025 : le sénateur Claude Malhuret récompensé « pour l’ensemble de son œuvre »

Le président du groupe Les Indépendants-République et Territoire (Horizons), Claude Malhuret est le Lauréat du grand prix de l’humour politique 2025. Le Press Club de France a décidé de récompenser le sénateur de l’Allier « pour l’ensemble de son œuvre ». Cette année, le patron des sénateurs Horizons s’était distingué à l’international avec sa charge contre Donald Trump et Elon Musk prononcée lors d’un débat au Sénat sur la guerre en Ukraine.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L’année s’achève comme elle avait commencé pour Claude Malhuret, par une mise en valeur de ses bons mots légendaires. Le président du groupe Les Indépendants-République et Territoire est le Lauréat du grand prix de l’humour politique 2025, décerné chaque année par le Press Club de France. Il s’agit d’une récompense « pour l’ensemble de son œuvre » précise le jury composé de journalistes.

En 2025, on doit quelques « tubes » à Claude Malhuret comme : « Pauvre extrême gauche dont le bilan se résume à un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des mollahs », ou encore « le budget s’annonce encore plus difficile à monter qu’un meuble Ikéa », asséné après le discours de politique générale de Sébastien Lecornu.

voir la vidéo ci-dessous

Mais 2025, est surtout l’année de la reconnaissance internationale pour le sénateur de l’Allier. En mars, lors d’un débat au Sénat sur la guerre en Ukraine, le patron des sénateurs Horizons avait sorti sa plus belle plume pour attaquer le dirigeant américain.  « Washington est devenu la cour de Néron. Un empereur incendiaire, des courtisans soumis et un bouffon sous kétamine chargé de l’épuration de la fonction publique. C’est un drame pour le monde libre, mais c’est d’abord un drame pour les Etats-Unis » (…) « Nous étions en guerre contre un dictateur, nous nous battons désormais contre un dictateur soutenu par un traître ».

La diatribe sera traduite en plusieurs langues sur les réseaux sociaux et comptera des millions de vues. S’en suivront des interviews et des sujets dans médias traditionnels comme The Atlantic, la version américaine de The Huffington Post, CNN, la BBC, The Wall Street Journal, mais aussi Sky News, des titres italiens, espagnols ou hollandais.

En 2023, l’ancien président de Médecins sans frontières avait vu l’une de ses saillies contre « l’extrême gauche », dont il est friand, récompensée du prix Hippocrate de l’humour pour cette phrase : La Nupes est morte. Elle est en soins palliatifs depuis juin. Elle est au stade du prélèvement d’organes ». Des attaques plus que moyennement appréciées par la gauche de l’hémicycle, en particulier les communistes.  En 2018, sa prise de parole sur la réforme de la SNCF, avait profondément heurté le groupe communiste qui soutenait les syndicats (lire notre article).

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

International Women’s Day – Demonstration – Lyon
6min

Politique

Masculinisme : « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu'on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie », alerte Dominique Vérien

Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».

Le