Procès Mélenchon : « Tout ça est fait pour nous affaiblir », accuse Éric Coquerel
Après la première journée d’audience de Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis a une nouvelle fois considéré que la justice était instrumentalisée dans cette affaire, parlant d’un traitement « partial ».

Procès Mélenchon : « Tout ça est fait pour nous affaiblir », accuse Éric Coquerel

Après la première journée d’audience de Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis a une nouvelle fois considéré que la justice était instrumentalisée dans cette affaire, parlant d’un traitement « partial ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Tout ça est complètement lunaire par rapport à ce qui était le fond de l’affaire », résumé Éric Coquerel, sur le plateau de Public Sénat. Le député La France insoumise (LFI) le maintient : le procès de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de cinq autres personnes, dont les députés LFI Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard, est un « procès politique ». « Nous avons été traités depuis le début de cette affaire de manière totalement partiale », accuse le parlementaire de Seine-Saint-Denis, dans la matinale de Public Sénat.

Éric Coquerel dénonce notamment le dispositif policier disproportionné – « comme si on était du grand banditisme » – présent lors de la perquisition mouvementée d’octobre 2018 au siège de LFI, mais aussi le fait que les responsables du parti aient été tenus à l’écart, alors que des fichiers sensibles, sur les adhérents du mouvement, étaient stockés sur les lieux. « On voit des personnes qui veulent rentrer dans un siège pour assister à une perquisition [...] On nous empêche. Tout vient de là. Il n'y a pas de violence, il n'y a pas d'intimidation », raconte le député. La perquisition avait été menée dans le cadre deux enquêtes conduites par le parquet de Paris : sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants de députés européens.

« La colère de Jean-Luc, on a l’impression que c’était la seule question »

Le parlementaire compte pour la défense de ses collègues sur la diffusion in extenso des images tournées ce jour-là par Quotidien, diffusées jusqu’ici de manière « condensée ». « La colère de Jean-Luc [Mélenchon], on a l’impression que c’était la seule question », s’est-il exclamé. « Qu’on ne nous dise pas que c’est parce que nous aurions exprimé de la colère que nous n’aurions pas pu rentrer. On n’a pas voulu que nous rentrions, parce que tout ça fait partie un petit peu de la manière dont ça a été mis en spectacle par le pouvoir. »

Procès Mélenchon : « Nous nous retrouvons face à une injustice », explique Coquerel
03:32

« Nous nous retrouvons face à une injustice », explique Coquerel

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour « actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation ». « Jean-Luc Mélenchon exprime à un moment donné des colères. Je crois que les colères sont saines quand on est en face d'une injustice », a fait valoir Éric Coquerel.

Faisant un parallèle avec la situation politique et judiciaire au Brésil, le député a accusé les « régimes néolibéraux » de se servir de la justice comme d’une arme. « Je crois qu'il y a une utilisation à un moment donné de l'appareil d'État, et d'une partie de la justice via les procureurs, pour affaiblir les opposants », a-t-il expliqué.

L’audience du procès reprend ce vendredi, avec les plaidoiries des avocats des parties civiles (magistrats et policiers), et les réquisitoires du ministère public, puis de la défense. « J’espère que le juge – il y a quelques éléments qui me donnent espoir – ne suivra pas le réquisitoire politique des procureurs qui sont en lien direct avec Mme Belloubet », a conclu Éric Coquerel.

Partager cet article

Dans la même thématique

EU Summit, Europa-Gebäude, Br%FCssel, Belgium – 15 Oct 2026
7min

Politique

Union européenne : comment est abondé le budget et que finance-t-il ?

Les dirigeants européens ont entamé jeudi à Bruxelles les négociations autour du prochain budget de l’UE sur la période 2028-2034. La Commission aimerait trouver un accord d’ici la fin de l’année, avant la tenue des élections dans plusieurs États membres, dont la France. La favorite des sondages, Marine Le Pen, plaide pour une baisse de la contribution française au budget de l’Union. Comment fonctionne le budget de l’Union européenne ? Explications.

Le

Procès Mélenchon : « Tout ça est fait pour nous affaiblir », accuse Éric Coquerel
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le