Programmes scolaires : « Le mot grammaire était presque devenu tabou » déplore Blanquer
Invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé qu’il ne ferait pas  de « zigzags » dans les programmes, mais des « ajustements pour remettre les rails à l’endroit ».

Programmes scolaires : « Le mot grammaire était presque devenu tabou » déplore Blanquer

Invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé qu’il ne ferait pas  de « zigzags » dans les programmes, mais des « ajustements pour remettre les rails à l’endroit ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est important de revenir à une grammaire intelligible par tous et à une grammaire qui structure la pensée (…) cela passe par la grammaire de phrase : sujet, verbe, complément. On va revenir à des mots simples, normaux, si on peut dire. Ça ne passe pas que par le prédicat. De façon générale, le mot grammaire était presque devenu tabou » a estimé ce matin, le ministre de l’Éducation, tout juste revenu de Saint-Martin. « Je veux qu’on utilise de manière claire et nette le mot grammaire, le mot vocabulaire » a-t-il ajouté. Toutefois, Jean-Michel Blanquer n'a pas souhaité s’attarder spécifiquement sur ce sujet du prédicat auquel il confère une « portée symbolique ». La fin du prédicat, « ça ne se fera pas d’un claquement de doigt » a-t-il reconnu.

Comme il l’a toujours affirmé depuis son entrée en fonction,  Jean-Michel Blanquer ne compte pas présenter une « grande loi ». Mais ne comptez pas sur lui, non plus, pour faire « de zigzags  dans les programmes ». « Parce que j’ai parfaitement conscience que les professeurs, les familles, les élèves, sont saturés par ce qu’ils ont vécu aujourd’hui. C'est-à-dire des changements continuels ».(voir la vidéo ci-dessous)

Programmes scolaires : « pas de zigzags mais des ajustements » promet Blanquer
01:58

Raison pour laquelle, Jean-Michel Blanquer souhaite « faire des ajustements pour remettre les rails à l’endroit ». « Cela ne nécessite pas d’abattre tous les programmes. Il y a des choses qui sont bonnes dans les programmes ». Mais, il y a aussi des « choses qui ne vont pas ». « Par exemple, les questions de grammaire ne sont pas assez explicites dans nos programmes du primaire et du collège. « On doit revenir à des élèves qui sachent lire, écrire, compter, respecter autrui » a-t-il martelé. « On a besoin d’une pédagogie explicite, progressive, structurée. Il y a des principes pédagogiques de base qu’on ne doit pas oublier qui sont qu’on doit aller du plus simple au plus complexe ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le