Projet de loi santé : « Le calendrier aboutit à appauvrir le débat parlementaire » regrette Alain Milon
Le président de la commission des affaires sociales, et rapporteur du projet de loi santé au Sénat Alain Milon (LR) a dénoncé le calendrier mis en place par le gouvernement pour l’examen de ce texte. Il a néanmoins annoncé que la commission n’a pas souhaité faire obstacle « à l’avancée des réformes ».

Projet de loi santé : « Le calendrier aboutit à appauvrir le débat parlementaire » regrette Alain Milon

Le président de la commission des affaires sociales, et rapporteur du projet de loi santé au Sénat Alain Milon (LR) a dénoncé le calendrier mis en place par le gouvernement pour l’examen de ce texte. Il a néanmoins annoncé que la commission n’a pas souhaité faire obstacle « à l’avancée des réformes ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le projet de loi qui nous est soumis présente des inflexions positives », a reconnu Alain Milon (LR), président de la commission des affaires sociales, et rapporteur du projet de loi santé, à l’ouverture de la discussion générale du texte lundi 3 juin. « La refonte attendue des études de santé permettra une sélection plus progressive des futurs professionnels médicaux et une diversification de leurs profils. Cependant, pour être le troisième texte en dix ans à répondre à un même constat de crise de notre système de santé, son ambition, pour l’heure, ne me paraît pas à la hauteur des enjeux », a-t-il souligné.

Le sénateur LR a exprimé devant ses collègues deux principaux regrets. « Le contenu même du projet de loi s’apparente à un cadre général d’orientation. Le renvoi très large à des ordonnances ou décrets sur lesquels nous avons encore peu d’éclairages quant au contenu précis laisse beaucoup d’interrogations en suspens. Nous comprenons la nécessité de poursuivre la concertation, mais le calendrier retenu pour l’examen de ce texte aboutit, nous le déplorons, à appauvrir le débat parlementaire », dénonce-t-il.

« Sur des sujets majeurs pour les territoires, comme les hôpitaux de proximité, le débat aurait été plus serein s’il avait pu porter sur un modèle plus abouti. La commission n’a pas souhaité toutefois faire obstacle à l’avancée des réformes, mais nous attendons que nos échanges permettent d’en affiner les contours ».

« À côté de ce sentiment d’inachevé, mon second regret vient de ce que nous n’avons pas trouvé dans ce texte. Ce projet de loi peut-il prétendre à transformer notre système de santé sans évoquer ni sa gouvernance, ni son financement ? », a interrogé le sénateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Projet de loi santé : « Le calendrier aboutit à appauvrir le débat parlementaire » regrette Alain Milon
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le

Martin Ajdari, président de l’Arcom
4min

Politique

Audiovisuel public : « Il est très largement impartial, mais il y a un travail à faire pour examiner ce qu’attendent les Français », estime le président de l’Arcom

Cible de critiques récurrentes, l’audiovisuel public fait actuellement l’objet d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. A la tête de l’Arcom, Martin Ajdari défend l’institution publique, tout en reconnaissant qu’il faut être à l’écoute des téléspectateurs.

Le