Projet de loi sur les principes républicains : les socialistes craignent la surenchère de la droite au Sénat
Le président des sénateurs socialistes a déclaré dans Audition publique, ce 15 février 2021, qu’il était « fort probable » que son groupe ne vote pas le projet de loi confortant les principes républicains. Patrick Kanner redoute un durcissement du projet de loi par la majorité du palais du Luxembourg.

Projet de loi sur les principes républicains : les socialistes craignent la surenchère de la droite au Sénat

Le président des sénateurs socialistes a déclaré dans Audition publique, ce 15 février 2021, qu’il était « fort probable » que son groupe ne vote pas le projet de loi confortant les principes républicains. Patrick Kanner redoute un durcissement du projet de loi par la majorité du palais du Luxembourg.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La balle est bientôt dans le camp du Sénat. L’examen en première lecture du projet de loi confortant les principes républicains va faire l’objet d’un vote solennel à l’Assemblée nationale mardi 16 février. Les socialistes emmenés par la députée Valérie Rabault pourraient s’abstenir. Le groupe PS du Sénat pourrait aller plus loin, en s’opposant frontalement. « Il est fort probable que nous votions contre ce texte », a prévenu leur président Patrick Kanner. Le chef de file du groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat était l’invité d’Audition publique, ce 15 février 2021, sur Public Sénat, LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro.

Mais il ne faut y voir aucun désordre dans la maison socialiste. Patrick Kanner redoute simplement la tournure que va prendre la navette parlementaire, dans un Sénat dominé par la droite et le centre. « M. Retailleau a déjà dégainé sur le sujet », a observé le sénateur du Nord. « Je pense qu’on va avoir une caricature de ce texte […] La droite va l’aggraver potentiellement. » L’ancien ministre estime que le durcissement du texte pourrait intervenir « dans la perspective de la candidature » de Bruno Retailleau. Le président du groupe LR, en campagne depuis plusieurs mois, espère porter les couleurs de sa famille politique lors de l’élection présidentielle de 2022.

Dans le scénario d’un texte qui resterait « en l’état », le groupe socialiste du Sénat se maintiendrait sur la ligne d’une abstention. Car, selon Patrick Kanner, le texte comporte néanmoins des « choses qui vont dans le bon sens », voire « positives » : les dispositions sur le financement des cultes, la lutte contre les certificats de virginité ou contre la polygamie. L’ancien ministre de François Hollande regrette toutefois l’absence de volet social dans le projet de loi, ce qui en fait un texte seulement « autoritaire » et « répressif » à ses yeux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Projet de loi sur les principes républicains : les socialistes craignent la surenchère de la droite au Sénat
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le