Promotion du livre de Marlène Schiappa: Anticor saisit la Cnil
L'association anticorruption Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)...

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L'association anticorruption Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)...
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L'association anticorruption Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et le Premier ministre au sujet d'une invitation pour la promotion du dernier livre de Marlène Schiappa, envoyée par le service presse de son secrétariat d'Etat, qui plaide la "maladresse".

Dans deux lettres rendues publiques sur son site internet, l'une adressée à la Cnil et l'autre à Edouard Philippe, Anticor s'étonne que "le cabinet du secrétariat d'État chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes ait envoyé aux journalistes figurant dans son fichier presse, une invitation à une dédicace à l'occasion de la sortie d'un livre de Marlène Schiappa".

Dans ce mail, daté du 22 mai et dont l'AFP était destinataire, le service presse du secrétariat d'Etat adressait une "invitation" au "lancement du livre de Marlène Schiappa +Si souvent éloignée de vous+", organisé dans une librairie par sa maison d'édition, Stock.

"On a utilisé le fichier et les moyens de l'Etat. Cela pose un problème pénal, de +détournement de finalité de fichier+ (délit passible de cinq ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende), mais aussi un problème déontologique", explique à l'AFP Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, signataire des deux plaintes.

La circulaire du 24 mai 2017 "relative à une méthode de travail gouvernemental exemplaire, efficace et collégiale", signée par Edouard Philippe, indique qu'"il convient de limiter l'usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches".

Pour M. Picard, le chef du gouvernement "doit a minima, rappeler à l'ordre et refixer les règles" pour que les ministres "n'utilisent pas leur fonction ou les moyens de l'Etat à des fins personnelles".

Contacté par l'AFP, le cabinet de Mme Schiappa a reconnu lundi "une maladresse dans le transfert de l'invitation de l'éditeur à ses contacts", qui "ne se reproduira plus" et n'a eu "aucun impact sur les deniers publics".

"Cet événement s'inscrivait, malgré tout, dans la lutte pour l'Égalité entre les femmes et les hommes", a-t-il plaidé.

Au début de son ouvrage, rédigé sous la forme de lettres adressées à ses deux filles, Mme Schiappa avertit que "ce livre n'est ni une communication gouvernementale ni un bilan d'une action politique mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé".

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