Proportionnelle: le « oui, mais » de François Bayrou
Le président du MoDem, François Bayrou, partisan de longue date de la proportionnelle, a salué dimanche l'annonce d'Emmanuel...

Proportionnelle: le « oui, mais » de François Bayrou

Le président du MoDem, François Bayrou, partisan de longue date de la proportionnelle, a salué dimanche l'annonce d'Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président du MoDem, François Bayrou, partisan de longue date de la proportionnelle, a salué dimanche l'annonce d'Emmanuel Macron de vouloir introduire en partie ce système aux élections législatives, mais a mis en garde contre une formule qui avantagerait "les majoritaires".

Jeudi, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat s'est dit favorable à l'introduction d'une dose de 20% de proportionnelle à l'Assemblée.

"Les 20% des sièges, ça dépend comment on les attribue, et il y a deux manières de les attribuer", a expliqué François Bayrou sur BFMTV.

"Soit ces 20% de sièges sont un pot commun dans lequel tout le monde pioche: les vainqueurs, les majoritaires comme les minoritaires, auquel cas ça permet de représenter, mais ça ne change pas tout", a-t-il d'abord exposé, en se montrant défavorable à un tel système dit "additif".

Il a en revanche appelé à un système "à l'allemande", où "les 20% de sièges sont là pour corriger les défauts du majoritaire, et à ce moment-là, avec 20% de sièges, vous arrivez à une proportionnelle presque idéale", a-t-il considéré.

"Donc toute la partie de la discussion qui va maintenant s'ouvrir, c'est l'attribution des 20%", a-t-il fait valoir.

Le système électoral allemand, où la part de proportionnelle est appelée "compensatoire", par opposition aux systèmes "additifs", dote chaque électeur de deux voix: l'une pour élire directement un candidat dans sa circonscription, et l'autre pour un parti.

Un rapport récent de la fondation Terra Nova (classée au centre gauche) estimait par ailleurs que la dose de proportionnelle "devrait se situer entre 25% et 50% des sièges de l'hémicycle pour espérer améliorer la représentativité de l'Assemblée", même si, selon plusieurs simulations, avec l'introduction d'une dose de 20%, LREM pourrait perdre sa majorité absolue pour une seule majorité relative à la chambre basse.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Proportionnelle: le « oui, mais » de François Bayrou
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Proportionnelle: le « oui, mais » de François Bayrou
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le