Proportionnelle : le PS ira « rencontrer François Bayrou la troisième semaine de mai », annonce Patrick Kanner

« La position du PS, c’est de dire que nous sommes favorables au principe de la proportionnelle, mais nous voulons savoir quelle sera la sauce à laquelle les électeurs seront associés », affirme Patrick Kanner, patron du groupe PS du Sénat.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le premier ministre, François Bayrou, a commencé ses consultations sur la proportionnelle aux législatives, avec le RN ce mercredi puis Renaissance jeudi, les socialistes vont aussi se rendre à Matignon.

« Nous avons toujours été sensibles à l’évolution du mode de scrutin. Mais la question, c’est que nous ne savons pas ce que veut François Bayrou. Est-ce un scrutin à l’allemande, avec une liste proportionnelle nationale et des listes locales ? Un scrutin départemental ? Régional ? Avec une prime ? » demande le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, interrogé sur Public Sénat en marge des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi.

Problème pour le PS : il est divisé sur le sujet et en début de semaine, il n’avait pas encore de position arrêtée, bien qu’un groupe de travail, piloté par le sénateur Eric Kerrouche, ait planché sur ce mode de scrutin. La période de congrès interne complique aussi les choses. Mais le PS finalise sa position et ira rencontrer le premier ministre.

« Nous prendrons une position, nous irons rencontrer François Bayrou, la troisième semaine du mois de mai, avec Olivier Faure (premier secrétaire du PS, ndlr), Boris Vallaud (président du groupe PS de l’Assemblée et candidat face à Olivier Faure, ndlr) et votre serviteur. Et nous essaierons de voir quelle est la volonté », annonce Patrick Kanner, qui explique que « la position, c’est de dire que nous sommes favorables au principe de la proportionnelle, mais nous voulons savoir quelle sera la sauce, à laquelle les électeurs ne seront pas mangés, mais seront associés. C’est un système plus démocratique, plus représentatif, mais qui doit être bien géré au niveau du scrutin ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Proportionnelle : le PS ira « rencontrer François Bayrou la troisième semaine de mai », annonce Patrick Kanner
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le