Proportionnelle : « Si c’est 10%, c’est ridicule » tranche Louis Aliot
Sur le plateau de Territoires d’infos, le député du Front national reste prudent, concernant la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron.

Proportionnelle : « Si c’est 10%, c’est ridicule » tranche Louis Aliot

Sur le plateau de Territoires d’infos, le député du Front national reste prudent, concernant la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Enfin la proportionnelle ! Réclamée par le Front national, elle devrait être instaurée dans le cadre de la réforme constitutionnelle, souhaitée par Emmanuel Macron. Pas de quoi sauter de joie pour autant. « On verra quelle dose » souligne le député du Front national, qui rappelle que son parti milite pour une proportionnelle intégrale, avec une prime majoritaire.

« Si c’est 10%, c’est ridicule » affirme-t-il. « Si c’est 20%, il faudra regarder de plus près (…) combien nous serions à l’Assemblée. Dans tous les cas de figure, ça ne représentera jamais le pluralisme des opinions sur l’ensemble des territoires. »

Surtout, « il faut faire attention au découpage », avance-t-il. « J’entend parler, dans mon propre département, de diviser en deux le nombre de circonscriptions. Il y en 4 dans les Pyrénées-Orientales, ça ferait deux circonscriptions, ce qui ferait des circonscriptions assez grandes. Entre le rural, qui serait peut-être mal loti et l’urbain, qui serait peut-être trop bien loti… il y a toutes ces choses là qu’il faudra regarder avec précision. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le