Protection de l’enfance : « 30 % des gamins de l’aide sociale à l’enfance sont porteurs d’un handicap » alerte Adrien Taquet
Le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance Adrien Taquet détaille la situation inquiétante des enfants handicapés dans le système de l’aide sociale à l’enfance, qui n’a pas les outils pour les accompagner.

Protection de l’enfance : « 30 % des gamins de l’aide sociale à l’enfance sont porteurs d’un handicap » alerte Adrien Taquet

Le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance Adrien Taquet détaille la situation inquiétante des enfants handicapés dans le système de l’aide sociale à l’enfance, qui n’a pas les outils pour les accompagner.
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Par Océane Blanchard

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« 30 % des gamins aujourd’hui qui sont à l'aide sociale à l'enfance sont porteurs d'une reconnaissance de handicap. Ça soulève un certain nombre de défis » déclare Adrien Taquet, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Alors que le président de la République a présenté cette semaine des mesures pour les personnes en situation de handicap, le sort de ces enfants inquiète.

La raison ? Un vide dans les politiques publiques analyse Adrien Taquet. « Ces gamins de l'aide sociale à l'enfance en situation de handicap, ils sont au croisement de deux politiques publiques : le social et le médico-social. Avec des décideurs différents, des financements différents » explique-t-il. « Quand vous êtes au croisement de ces politiques, vous tombez dans le trou entre les deux ».

« On ne sait pas les accompagner » déplore-t-il. « Il y a des situations de placement qu’on pourrait éviter si on accompagnait, si on outillait mieux les parents dans leur parentalité ».  Le secrétaire d’État annonce la mise en place d’un financement de 15 millions d’euros pour « financer des projets » pour les enfants handicapés de l’aide sociale, portés par les départements ou les associations en fonction des besoins des territoires.

Autres mesures sur la protection de l’enfance en général : des contractualisations avec une soixantaine de départements pour cofinancer des projets, en s’appuyant sur une enveloppe de 80 millions d’euros. En parallèle, le secrétaire d’État compte réformer « le pilotage, la gouvernance » de la protection de l’enfance, en revoyant notamment les taux d’encadrement et la formation des professionnels. Des négociations collectives s’ouvriront le 27 février sur ce sujet.

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