"Je peux poursuivre ou le roquet va continuer longtemps ?" Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, les passes d'armes entre majorité et...
Provocations, insultes: le théâtral conseil municipal d’Hénin-Beaumont
"Je peux poursuivre ou le roquet va continuer longtemps ?" Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, les passes d'armes entre majorité et...
Par David COURBET
Temps de lecture :
3 min
Publié le
"Je peux poursuivre ou le roquet va continuer longtemps ?" Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, les passes d'armes entre majorité et opposition sont permanentes et tournent bien souvent à l'aigre, voire à l'insulte.
Dans le Salon d’Honneur de la ville gérée depuis 2014 par le Front national et pendant plus de cinq heures, les deux élus d'opposition présents en ce vendredi à la première session de l'année tentent difficilement de faire entendre leur voix dans une salle hostile. En tout, ils ne sont que six, face à 29 frontistes.
Au gré de l'ordre du jour, la tension fluctue d'un extrême à l'autre et l'atmosphère peut à tout moment s'électriser, autour d'un débat de fond comme sur une simple formulation.
"J'aimerais que des excuses soient présentées à mon collègue David Noël qui avait été traité de +petit nazi+ lors du dernier conseil municipal", exige, les hostilités à peine entamées, l'élue d'opposition écologiste Marine Tondelier. M. Noël est communiste.
"Parasite", "raciste", lui répondent des voix qui s'élèvent dans le public au milieu d'un grand brouhaha.
Mais "l'accusé", Bruno Bilde, adjoint aux relations publiques, ne présentera aucune excuse et à l'inverse, assure avoir déposé plainte.
- Soutien biaisé -
Micro régulièrement coupé lors de ses prises de parole et interrompue lors de ses interventions, Mme Tondelier hausse souvent le ton dans cette assemblée largement dominée par les hommes.
Bruno Bilde, adjoint aux relations publiques d'Hénin-Beaumont, le 6 octobre 2011 à Nanterre
AFP/Archives
Un "espèce d'hystérique" fuse depuis les bancs des élus. "Vous avez besoin d'accaparer la lumière pour faire la promotion de votre livre", lui lance, sous les applaudissements, M. Bilde.
"A chaque conseil, j'y ai droit, à votre insulte!", s'insurge, sous les sifflets, l'auteure de "Nouvelles du Front" (éditions Les Liens qui Libèrent), ouvrage qui vient de sortir où elle narre "la chape de plomb" qui se serait installée sur la ville, laboratoire du FN dont la "dédiabolisation ne serait qu'apparente".
Suivront des "vous êtes une menteuse et une manipulatrice", "arrêtez de hurler. Soyez calme, zen, buvez de l'eau, prenez un Lexomil".
Quand M. Noël tente de prendre sa défense, il essuie: "ça y est, le dernier stalinien de France va prendre la parole..."
Certaines délibérations se passent sans anicroche. Sont votés avec les élus d'opposition les tarifs appliqués lors du prochain salon du bien-être qu'organisera la ville en septembre, une campagne de stérilisation des chats errants ou encore la cession de terrains communaux.
Plus étonnant, les discussions budgétaires feront plutôt consensus, le maire faisant montre d'une certaine maîtrise des dossiers. "On se félicite que les finances rétablies permettent d'augmenter les subventions à des associations", déclare même Mme Tondelier.
Cette courte trêve volera en éclats en fin de séance, notamment lorsque l'élue écologiste propose une "déclaration de soutien aux salariés de la Voix du Nord, touchés par un plan social".
A l'évocation du nom du journal, aux rapports conflictuels avec la municipalité d'extrême droite, l'assistance ne se retient plus. Un policier municipal devra même intervenir pour calmer un retraité pestant dans le dos de l'élue d'opposition.
La motion sera bien votée... mais amendée par la majorité d'une diatribe contre le quotidien régional et "sa ligne politisée permanente et militante". Commentaire de M. Bilde: "madame, quand on crache en l'air, il faut s'attendre à recevoir le mollard en pleine face".
Le parquet de Lyon fera lundi le point sur l'enquête en cours sur l'agression mortelle du jeune Quentin, que le ministre de la Justice Gérald Darmanin a pour sa part attribuée de manière « incontestable » à « l'ultragauche ».
Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.
Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.
En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.