PS: Rossignol ne voit « aucun candidat » susceptible « d’incarner à lui seul un projet »
L'ancienne ministre et sénatrice PS Laurence Rossignol ne voit "aucun candidat", parmi ceux dont les noms circulent pour prendre...

PS: Rossignol ne voit « aucun candidat » susceptible « d’incarner à lui seul un projet »

L'ancienne ministre et sénatrice PS Laurence Rossignol ne voit "aucun candidat", parmi ceux dont les noms circulent pour prendre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancienne ministre et sénatrice PS Laurence Rossignol ne voit "aucun candidat", parmi ceux dont les noms circulent pour prendre la tête du PS, susceptible "d'incarner à lui seul un projet" pour la gauche.

Le député du Val-de-Marne Luc Carvounas a annoncé jeudi sa candidature à la tête du Parti socialiste en vue du Congrès d'avril, et d'autres candidats potentiels pourraient se déclarer bientôt, comme l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, l'ancienne ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, ou le député européen Emmanuel Maurel.

"On est dans une situation compliquée, difficile, on a du mal à s'identifier aujourd'hui et on en a pour un moment", a déclaré Laurence Rossignol dans l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP.

Dans l'histoire du parti, certaines "personnalités", comme François Mitterrand, ont pu incarner "un projet et une stratégie pour la gauche", a-t-elle dit mais "aujourd'hui, je ne vois aucun de ceux dont les noms circulent incarner un projet".

"Je vois (...) des gens qui sont plus des symboles, des élus locaux", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur la possible candidature du proche de François Hollande Stéphane Le Foll, et son texte intitulé "Pour l'avenir, je choisis Jaurès", Laurence Rossignol a vu dans cet intitulé "un oxymore".

"Il faut que les socialistes rompent avec deux mauvaises habitudes: la première, c'est de ne justifier leur avenir que par l'histoire dont ils sont porteurs (...) la deuxième c'est de vouloir à tout prix continuer de montrer que nous sommes un parti de gouvernement (...) Nous ne sommes plus au gouvernement, les Français nous l'ont dit clairement", a-t-elle poursuivi.

A propos de l'aile gauche du PS et de son éventuel candidat Emmanuel Maurel, elle s'est demandé "à quoi ça sert d'être dans l'opposition dans le parti, qui ne sait pas déjà exactement comment être dans l'opposition dans le pays ?".

Selon l'ex-ministre, il faut "une feuille de route sur les deux ans à venir" qui devra notamment définir "quel projet pour l'Europe".

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le