Qu’est-ce que l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles à l’origine des révélations de l’affaire Abad ?
L’affaire Abad met en lumière le rôle de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles, fondé en février 2022 qui a recueilli le témoignage d’une femme accusant l’actuel ministre des solidarités de viol commis par Damien Abad. Lancée en février 2022, l’association entend dénoncer le sexisme et les abus sexuels dans le monde politique.

Qu’est-ce que l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles à l’origine des révélations de l’affaire Abad ?

L’affaire Abad met en lumière le rôle de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles, fondé en février 2022 qui a recueilli le témoignage d’une femme accusant l’actuel ministre des solidarités de viol commis par Damien Abad. Lancée en février 2022, l’association entend dénoncer le sexisme et les abus sexuels dans le monde politique.
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L’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique a été fondé par les initiatrices du collectif #MeTooPolitique telles que Mathilde Viot, assistante parlementaire à l’Assemblée nationale, Alice Coffin, élue EELV de Paris et militante féministe, Madeline Da Silva, adjointe au maire aux Lilas, Fiona Texeire, ancienne collaboratrice parlementaire au Sénat et Hélène Goutany, journaliste indépendante et réalisatrice du podcast « Y a pas mort d’homme. »

Dans la continuité du collectif #MeTooPolitique

Elles sont également à l’origine d’une tribune signée par 285 femmes en novembre 2021 dans le quotidien, Le Monde. L’appel avait réuni des collaboratrices, élues et universitaires. Toutes demandaient « au monde politique […] de faire preuve d’exemplarité » et appelaient les dirigeants des partis politiques à écarter « les candidats sexistes et responsables de violences » des listes et les « auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique.

Créé dans le prolongement de la tribune, l’Observatoire national des violences sexistes et sexuelles, n’est ni une institution, ni un organisme étatique mais une association loi 1901 et vise à « soutenir et faciliter les actions visant à promouvoir la place des femmes dans la vie publique et lutter contre les violences sexistes et sexuelles. » Dans un communiqué publié sur Twitter, les initiatrices de l’association souhaitent également « recenser les violences commises » à l’encontre des victimes. En février 2022, l’observatoire s’inquiétait du « déferlement du sexisme » dans la campagne présidentielle. Les cinq fondatrices dénonçaient la « présence de personnes condamnées ou mises en cause pour violences sexistes et sexuelles dans les équipes de campagnes », « l’incertitude sur les (ré) investitures des personnes mises en cause », le « sexisme à l’égard des femmes journalistes politiques » et « l’intimidation des lanceuses et lanceurs d’alerte qui dénoncent ces violences. »

L’affaire Abad

L’Observatoire avait recueilli ce 13 mai le témoignage de l’une des victimes présumées de l’ex-député LR à l’Assemblée nationale, Damien Abad, désormais ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées du gouvernement Borne. La femme à l’origine de cette lettre, a demandé à l’association de transmettre son témoignage aux instances dirigeantes de LR et LREM, une démarche restée sans réponse. « C’est ce que nous avons fait le lundi 16 », a indiqué Fiona Texeire, cofondatrice de l’Observatoire à Mediapart.

A la suite des révélations, Alice Coffin et l’Observatoire des Violences sexistes et sexuelles ont lancé un appel à manifester ce 24 mai à 18 heures place Saint-Augustin, pour dénoncer « un gouvernement de la honte » et réclamer la démission de Damien Abad.

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