« Quand Nicolas Sarkozy était Président, la situation sécuritaire était bien meilleure », affirme Frédéric Péchenard
Invité de la matinale de Public Sénat, le vice-président (LR) de la Région Île-de-France défend le bilan sécurité de Valérie Pécresse et celui du mandat de Nicolas Sarkozy marqué par la baisse de fonctionnaires de police.

« Quand Nicolas Sarkozy était Président, la situation sécuritaire était bien meilleure », affirme Frédéric Péchenard

Invité de la matinale de Public Sénat, le vice-président (LR) de la Région Île-de-France défend le bilan sécurité de Valérie Pécresse et celui du mandat de Nicolas Sarkozy marqué par la baisse de fonctionnaires de police.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le sujet de la sécurité s’est imposé dans la campagne des Régionales, alors même qu’il ne relève qu’à la marge des compétences des régions. Invité de la matinale de Public Sénat, le « monsieur sécurité » de la présidente de la région Île-de-France défend ce bilan ainsi que celui de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.

A quelques jours du premier tour des Régionales, Frédéric Péchenard veut rappeler que « Valérie Pécresse a décidé de faire de la sécurité un marqueur » en adoptant en début de mandat un dispositif « bouclier sécurité « pour aider les maires qui veulent avoir une police municipale, les maires qui veulent avoir de la vidéo protection.

Un objectif sécuritaire porté haut mais mis à mal par le passé de la présidente de la Région Île de France. 12 000 postes de fonctionnaires au ministère de l’Intérieur, forces de l’ordre comprises, ont été supprimés alors que Valérie Pécresse était ministre du Budget sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

« Les effectifs, c’est très important mais il faut réfléchir en termes de missions et en fonction des missions il faut mettre des moyens », rétorque Frédéric Péchenard.

« Les Français et le gouvernement seraient très heureux d’avoir une session sécuritaire comme lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République et Valérie Pécresse ministre », se défend aussi celui qui, à cette époque, était directeur général de la Police nationale. « La délinquance baissait, il n’y avait pas d’acte de terrorisme en France à l’exception très importante de celle de Merah, on n’avait pas eu d’affrontements en termes de maintien de l’ordre comme on a eu avec les gilets jaunes et je peux vous dire que la situation sécuritaire était bien meilleure que celle que l’on vit aujourd’hui », assure-t-il encore.

La société était-elle plus violente ? « Les homicides volontaires ont diminué de moitié entre 1992 et 2012, depuis 2014 lentement progressivement le nombre des homicides a augmenté », nuance Frédéric Péchenard. Pour autant, il veut voir cette légère augmentation comme « un marqueur de l’augmentation de la violence dans notre pays ». Prônant une approche sécuritaire au niveau régional, il s’en prend aussi à son concurrent le plus direct : Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national en Île-de-France.

« Jordan Bardella n’a jamais voté une seule de mes mesures, ils n’ont pas voté pour les brigades régionales de sécurité dans les lycées, parce qu’ils estiment que c’est de la compétence du régalien », affirme-t-il. Pour l’heure, Valérie Pécresse reste en tête des intentions de vote mais reste talonnée par le Rassemblement national.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

« Quand Nicolas Sarkozy était Président, la situation sécuritaire était bien meilleure », affirme Frédéric Péchenard
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

« Quand Nicolas Sarkozy était Président, la situation sécuritaire était bien meilleure », affirme Frédéric Péchenard
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le