Quand un homme demande à mourir: un documentaire d’ Anne Georget.Quark Productions
Mars 2008: Michel S est victime d’un locked-in syndrome, et vit depuis dans une institution. Il est intégralement paralysé, ne peut ni s'alimenter ni respirer tout seul. Il a, après quelques semaines pris la décision de demander à mourir... Ses médecins refusent. Il en a pourtant le droit, car après l'affaire Vincent Imbert, la loi a changé. Mais l'écart est grand entre la position théorique et officielle d'accepter l’arrêt des soins qui le maintiennent artificiellement en vie, et le geste concret qui mettra fin à ses jours...

Quand un homme demande à mourir: un documentaire d’ Anne Georget.Quark Productions

Mars 2008: Michel S est victime d’un locked-in syndrome, et vit depuis dans une institution. Il est intégralement paralysé, ne peut ni s'alimenter ni respirer tout seul. Il a, après quelques semaines pris la décision de demander à mourir... Ses médecins refusent. Il en a pourtant le droit, car après l'affaire Vincent Imbert, la loi a changé. Mais l'écart est grand entre la position théorique et officielle d'accepter l’arrêt des soins qui le maintiennent artificiellement en vie, et le geste concret qui mettra fin à ses jours...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Michel est atteint d’un locked-in syndrome. Depuis mars 2008 il ne peut plus bouger aucun membre, ne peut plus parler, ne peut plus manger. Il est maintenu en vie par une aide respiratoire et une sonde d’alimentation. Sa pensée est intacte et il perçoit parfaitement le monde extérieur. Mais il ne peut s’exprimer que par code, par le clignement de l’œil qui acquiesce lorsqu’on égrène les lettres de l’alphabet selon leur fréquence dans la langue - ESARINTULOMPCFBVHGJQZ - pour former des mots puis des phrases…

Quelques jours après l’accident de Michel, un conflit oppose sa famille et l’équipe médicale. A sa fille, il a dit souhaiter un arrêt des soins mais les médecins n'ont pas souhaité répondre favorablement à sa demande. Le Centre d’Ethique Clinique saisi par l’équipe médicale rétablit le dialogue entre les différentes parties et préconise alors une meilleure information du patient sur l’irréversibilité de son état. Cependant il est décidé de poursuivre les soins. Michel quitte alors le service de réanimation et entame deux ans et demi d’errance dans les centres de gériatrie de France, espérant désespérément une place à l’hôpital de Berck spécialisé dans les pathologies très lourdes comme la sienne. Sa famille, très présente auprès de lui, s’est battue et en juin 2010 Michel obtient enfin une place dans cet hôpital.

Mais, contre toute attente quelques semaines plus tard il « dit » à sa famille : "Je veux mourir."  Cette phrase revient tout au long des échanges formés lettre à lettre et consignés dans des cahiers d’écoliers.

Cependant, malgré sa volonté de mourir, l'équipe médicale décide de ne pas accéder à sa demande en lui opposant un refus. Le corps médical considère qu'il s'agit en effet d'une demande contraire à la raison d'être professionnelle des médecins.

Après l’émoi provoqué par «l’affaire Humbert» la loi française a été révisée. L’euthanasie - c’est à dire le geste léthal - est toujours illégale et passible des assises mais désormais la « loi Léonetti » prévoit qu’un patient peut demander un arrêt des soins dans un cadre extrêmement étroit : en cas d’acharnement déraisonnable, s’il ne survit que grâce à l’assistance respiratoire ou est nourri artificiellement, s’il est conscient et peut exprimer à plusieurs reprises sa demande de retrait des soins en étant informé que cet arrêt provoquera la mort. Michel remplit-il toutes ces conditions. Sera-t-il entendu ? Comment sera-t-il entendu?

Bande annonce du documentaire:

Bande-Annonce - Quand un homme demande à mourir
00:34

Dates de la diffusion:

--> Samedi 31 mai à 22h

--> suivi à 23h d'un débat : "Euthansaie, fait-il légaliser?" animé par Benoit Duquesne avec les invités suivants:

- Anne Georges, Réalisatrice du documentaire: "Quand un homme demande à  mourir"

- Jean Leonetti, député (UMP) des Alpes-Maritimes

- Véronique Fournier, cardiologue, Médecin de santé publique, directrice du  centre d'éthique clinique (Hôpital Cochin)

- Jean-Pierre Godefroy, sénateur UMP de la Manche

- Marie de Hennezel, psychologue et auteur de "Nous vouslons tous mourir  dans la dignité" ed. Robert Laffont, 2013

Autres dates de diffusion du documentaires:

--> Dimanche 1er juin à 18h

--> Lundi 2 juin à 17h15  

--> Samedi 07 juin à 15h15

--> Dimanche 08 juin à 10h

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le