Quatennens (LFI): « Que le gouvernement cesse de dissuader » de manifester le 5 décembre
Adrien Quatennens, numéro deux de la France Insoumise (LFI), a demandé lundi au gouvernement de "cesser de dissuader" les...

Quatennens (LFI): « Que le gouvernement cesse de dissuader » de manifester le 5 décembre

Adrien Quatennens, numéro deux de la France Insoumise (LFI), a demandé lundi au gouvernement de "cesser de dissuader" les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Adrien Quatennens, numéro deux de la France Insoumise (LFI), a demandé lundi au gouvernement de "cesser de dissuader" les Français de manifester le 5 décembre, comme ce fut selon lui le cas samedi pour le premier anniversaire de la mobilisation des "gilets jaunes".

"Je demande au gouvernement de cesser de dissuader" les Français d'aller manifester, "le 5 décembre sera un succès populaire", a affirmé M. Quatennens lors d'une conférence de presse à Paris.

Selon lui, la mobilisation samedi pour le premier anniversaire des +gilets jaunes+ s'est traduite par "un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement.

"L'interdiction de manifester à partir de la place d'Italie, à l'heure où la manifestation démarrait, et alors que la mairie de Paris avait prévenu qu'il ne fallait pas permettre la mobilisation sur cette place où se trouvent plusieurs chantiers de construction, a empêché les autres +gilets jaunes+ de manifester. Ca a créé du chaos", a-t-il dénoncé.

La préfecture de police de Paris a demandé "l'annulation" de cette manifestation au départ de la place d'Italie en raison "des exactions et des violences commises". Mais "derrière la question du maintien de l'ordre, c'est le droit de manifester qui a été atteint", a insisté le numéro deux de LFI.

"C'est le rôle de la préfecture de police de garantir le droit à manifester", le préfet Didier "Lallement n'est pas à la hauteur de ses responsabilités", a affirmé M. Quatennens. Son collègue à l'Assemblée, Eric Coquerel, avait demandé quelques heures plus tôt la démission de M. Lallement.

Selon les Insousmis, "la manifestation du 5 décembre sera le démarrage du grand mouvement contre la réforme des retraites" dont "l'objectif inavoué" est de "transférer les retraites vers le privé". "La retraite par points, c'est le travail sans fin", dénoncent-ils également.

LFI prépare avec l'aide d'économistes un "contre-projet", qu'elle présentera d'ici "quelques semaines". Ce plan est "finançable", a assuré M. Quatennens. "Une hausse d'1% des salaires, c'est 2,5 milliards de cotisation en plus. 100.000 emplois créés, c'est 1,3 milliard de cotisations en plus", a-t-il argué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Quatennens (LFI): « Que le gouvernement cesse de dissuader » de manifester le 5 décembre
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Quatennens (LFI): « Que le gouvernement cesse de dissuader » de manifester le 5 décembre
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le