« Qu’est-ce qu’être Français ? » : « Le Premier ministre fera une déclaration tout début avril », annonce Sophie Primas

Invitée de la matinale de Public Sénat, Sophie Primas a annoncé que le débat sur l’identité nationale, voulu par François Bayrou, sera lancé « début avril ».
Camille Gasnier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le 27 février, dans une interview au Figaro, le Premier ministre avait déclaré vouloir qu’un débat autour de la question de « qu’est-ce qu’être Français » ait lieu. Cette annonce a été faite au lendemain de l’adoption à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi qui restreint le droit du sol à Mayotte. Olivier Faure avait assuré, au micro de RMC, que la discussion sur l’identité nationale n’était pas « taboue » ne souhaitant pas « fuir » cette question qu’il qualifie de « piégée ». Jean-Luc Mélenchon avait fustigé cette proposition et les propos du secrétaire du Parti socialiste.

« Il est toujours d’actualité, c’est un engagement du Premier ministre »

Ce matin, la porte-parole du gouvernement a apporté des précisions : « Il est toujours d’actualité, c’est un engagement du Premier ministre ». Elle a annoncé que François Bayrou était « en train de travailler sur les modalités » de cette discussion, tout en précisant que ce dernier « fera une déclaration tout début avril », pour lancer cette consultation. Le Premier ministre avait proposé d’ajouter aux « trois vertus républicaines que sont la liberté, l’égalité et la fraternité », « la laïcité et le contrat social ».

Sur le lieu de l’annonce, rien n’est certain. Sophie Primas a assuré que le Premier ministre « choisira bien l’endroit où est faite cette déclaration ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Colmar: Deplacement Jean Castex
11min

Politique

Sortir l’Alsace de la région Grand Est : un « danger » pour la République ou une « souplesse » nécessaire ?

Examinée par les députés, une proposition de loi entend redonner sa liberté à l’Alsace, avec la création d’une collectivité à statut particulier. Un terrain miné, où les opposants voient le démantèlement de l’unité de la Nation. Mais le sénateur PS Eric Kerrouche pointe dans cette réaction un « fantasme de la disparition de l’Etat », qu’il juge « incompréhensible ».

Le