« Qu’est-ce qu’être Français ? » : « Le Premier ministre fera une déclaration tout début avril », annonce Sophie Primas
Invitée de la matinale de Public Sénat, Sophie Primas a annoncé que le débat sur l’identité nationale, voulu par François Bayrou, sera lancé « début avril ».
Le 27 février, dans une interview au Figaro, le Premier ministre avait déclaré vouloir qu’un débat autour de la question de « qu’est-ce qu’être Français » ait lieu. Cette annonce a été faite au lendemain de l’adoption à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi qui restreint le droit du sol à Mayotte. Olivier Faure avait assuré, au micro de RMC, que la discussion sur l’identité nationale n’était pas « taboue » ne souhaitant pas « fuir » cette question qu’il qualifie de « piégée ». Jean-Luc Mélenchon avait fustigé cette proposition et les propos du secrétaire du Parti socialiste.
« Il est toujours d’actualité, c’est un engagement du Premier ministre »
Ce matin, la porte-parole du gouvernement a apporté des précisions : « Il est toujours d’actualité, c’est un engagement du Premier ministre ». Elle a annoncé que François Bayrou était « en train de travailler sur les modalités » de cette discussion, tout en précisant que ce dernier « fera une déclaration tout début avril », pour lancer cette consultation. Le Premier ministre avait proposé d’ajouter aux « trois vertus républicaines que sont la liberté, l’égalité et la fraternité », « la laïcité et le contrat social ».
Sur le lieu de l’annonce, rien n’est certain. Sophie Primas a assuré que le Premier ministre « choisira bien l’endroit où est faite cette déclaration ».
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.