Questeurs, vice-présidents du Sénat : les groupes désignent leurs candidats
Les groupes politiques votent en interne ce mardi pour désigner leurs candidats aux postes à responsabilité de la Haute assemblée.

Questeurs, vice-présidents du Sénat : les groupes désignent leurs candidats

Les groupes politiques votent en interne ce mardi pour désigner leurs candidats aux postes à responsabilité de la Haute assemblée.
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On connaîtra demain la liste officielle du nouveau bureau du Sénat. Composé de 26 membres issus de tous les groupes politiques et présidé par Gérard Larcher, le bureau arrête les décisions quant au fonctionnement de l’institution. A la demande d’un juge, il peut aussi lever l’immunité parlementaire par un vote. Outre le président du Sénat, le bureau est composé de 8 vice-présidents, 3 questeurs et 14 secrétaires.

Les groupes politiques votent déjà en interne ce mardi pour désigner leurs candidats. Au groupe LR, le sénateur du Cher Rémy Pointereau devient questeur, un poste important où il s'agit de gérer les finances du Sénat. On comptait trois autres candidats : Charles Guené, François-Noël Buffet et Antoine Lefèvre.

Philippe Dallier et Catherine Troendle, la seule femme candidate à ce poste (pour succéder à Isabelle Debré), ont été proposés par le groupe pour occuper les postes de vice-présidents du Sénat. Mathieu Darnaud et Roger Karoutchi étaient eux aussi candidats.

On compte de nombreux candidats aux postes de secrétaire, comme Pierre Charon, Catherine Deroche, Jacky Deromedi, Agnès Canayer, François Calvet, André Reichardt ou Alain Dufaut. Le groupe LR a 6 secrétaires actuellement.

Du côté du groupe Union centriste, Valérie Létard et Vincent Delahaye ont été désignés vice-présidents. Le sénateur UDI, Vincent Capo-Canellas, sera le questeur centriste.

La présidence de la commission des finances au PS

Au groupe PS, David Assouline et Marie-Noëlle Lienemann ont été élus pour être les deux vice-présidents socialistes. Ce sont deux représentants de l’aile gauche du PS, qui est mieux représentée au sein du groupe après les sénatoriales. Jean-Pierre Sueur et Yannick Vaugrenard étaient aussi candidats. Bernard Lalande occupera lui le poste de questeur qui revient au PS. Annie Guillemot, Yves Daudigny et Victorin Lurel, ancien ministre des Outre-Mer, ont été élus par leurs camarades pour être secrétaires du Sénat.

Jeudi, les commissions permanentes vont ensuite élire leurs présidents. La présidence de la commission des finances revient, comme à l’Assemblée, à un membre du premier groupe d’opposition. La socialiste Michèle André, qui occupait le poste, ne s’est pas représentée aux sénatoriales. Les sénateurs PS ont désigné Vincent Eblé (Seine-et-Marne), qui était déjà membre de la commission, pour en être le prochain président. Claude Raynal (Haute-Garonne) et Thierry Carcenac (Tarn) étaient aussi candidat.

Le rapporteur général LR de la commission des finances, Albéric de Montgolfier, conservel le poste.

Sophie Primas à la présidence de la commission des Affaires économiques

Sophie Primas, réélue sur la liste de Gérard Larcher dans les Yvelines, a été désignée par son groupe présidente de la commission des Affaires économiques, face à Elisabeth Lamure. Le sortant Jean-Claude Lenoir ne se représentait pas.

Les autres présidences de commission ne devraient pas bouger. Le LR Philippe Bas va rester à la commission des lois, Christian Cambon (LR) à la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

A la commission des affaires sociales, Alain Milon (LR) sera à nouveau candidat. Le poste de rapporteur devrait à nouveau revenir à un membre du groupe Union centriste. Reste à voir si le Modem Jean-Marie Vanlerenberghe, qui occupait le poste jusqu’ici, pourra le conserver en tant que membre de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.

Jean Bizet devrait rester à la tête de la commission des affaires européennes. Les présidences de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et celle de la culture, de l’éducation et de la communication devraient rester chez les centristes, selon l’accord arrêté en 2014, au sein de la majorité sénatoriale. L’UDI Hervé Maurey, a présidé la première et Catherine Morin-Desailly la seconde.

Indemnités de fonction supplémentaires 

Aux 7.209 euros brut de l'indemnité parlementaire mensuelle du sénateur, s’ajoutent pour les postes à responsabilité des indemnités de fonction supplémentaires : 7.166 euros pour le président du Sénat, 2.061 euros pour les vice-présidents, 4.196 euros pour les questeurs, 706 euros pour les secrétaires, 2.061 euros pour les présidents de groupe politique, 2.061 euros aussi pour les présidents de commission et les rapporteurs généraux et 1.903 euros pour les présidents de délégation.

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